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Alors qu’a débuté une semaine cruciale dans la période des transferts, "petits" et "grands" de notre division d’élite tentent de gérer au mieux ce passage délicat. Au Sporting d’Anderlecht, qui dispose du plus gros budget au niveau national, Herman Van Holsbeeck tient à rappeler que le mercato d’hiver se révèle aussi difficile à gérer pour un club du haut que du bas du classement.

"Peu importe le budget, il faut être prêt au départ de certains joueurs", explique le manager mauve. "Depuis l’arrêt Bosman et l’instauration des deux périodes de transferts, il faut avoir une équipe de remplaçants potentiels. Par exemple, on parle beaucoup de Jan Polak pour l’instant, s’il est amené à partir, nous devons être prêts à le remplacer par un joueur apte à reprendre son rôle."

Pourtant, le milieu de terrain tchèque constitue l’un des éléments les plus importants au Sporting. Le fait d’envisager de le voir quitter le parc Astrid signifie-t-il qu’Anderlecht n’a aucun moyen de retenir ses joueurs ? "J’ai appris avec le temps à ne pas me disputer avec les joueurs. Dès lors, au Sporting, nous travaillons sur base d’un plan de carrière. Les joueurs qui signent chez nous le font pour trois, quatre ou cinq ans et nous procédons tous les six mois à une réévaluation individuelle pour connaître les désirs des joueurs. Pour revenir au cas de Polak, il a déjà passé plus de douze mois ici. Et si un joueur d’un tel calibre me dit qu’il veut pouvoir partir en cas d’offre émanant d’Angleterre, ce serait une erreur de l’en empêcher."

Vingt nouveaux Maradona

Pendant les périodes de transferts, le téléphone du manager du Sporting ne cesse de sonner. Vingt à trente fois par jour, les agents de joueurs l’appellent pour lui proposer un "pur talent". "Ils proposent tous le nouveau Maradona, sourit Van Holsbeeck. Mais heureusement, avec certains outils informatiques, on peut facilement vérifier les informations que l’on nous donne et faire le tri."

D’autant qu’Anderlecht ne doit pas s’en remettre à ces agents vu qu’il dispose d’une cellule de recrutement de cinq personnes à plein-temps. Cellule assez large pour couvrir le monde entier. Dès lors, ces scouts connaissent parfaitement les besoins du club bruxellois et y répondent plus efficacement.

L’euro, qui a fêté ses dix printemps cette année, a-t-il eu une incidence sur le prix des transferts ? "Certainement, comme partout. Désormais, quand on parle d’un ou deux millions d’euros, on oublie souvent que cela représente 40 ou 80 millions de francs belges."