Football

Demain, le Standard entrera dans les quarts de finale de l’Europa League par un déplacement à Hambourg. Retrouver un club belge à ce stade de l’épreuve est déjà un exploit que notre pays n’avait plus connu depuis 1997 et l’affrontement entre l’Inter et Anderlecht. Cet exploit se mesure encore mieux à la lumière des quelques comparaisons que nous vous proposons.

En termes de moyens, il n’y a pas photo : le Standard (5 millions d’euros) est à la rue par rapport aux sept autres équipes. Son budget est, avec celui du Benfica qui est engagé dans un football portugais aux grosses difficultés économiques, au moins moitié moindre de celui des autres clubs.

Cette réalité se retrouve forcément dans les dépenses permises où, avec un transfert entrant historique à 2,5 millions d’euros, le club liégeois a juste de quoi faire rire les autres clubs engagés sur la scène européenne.

Mais ces mêmes clubs ne peuvent que s’incliner devant les réseaux de Luciano D’Onofrio qui ont permis aux Rouches de vendre Marouane Fellaini pour vingt millions, même si ce transfert reste très loin de celui de Gaïzka Mendieta (48 millions d’euros) à la Lazio. Effectué dans la folie dépensière du début des années 2000, ce dernier reste le 7e plus gros transfert de tous les temps et un des flops les plus retentissants de l’histoire.

La valeur de l’effectif, même si elle peut faire l’objet de débats puisqu’elle dépend toujours de l’offre et de la demande, est également au désavantage du Standard qui ne part pas pour rien, aux yeux des officines de paris, comme l’équipe ayant le moins de chances de remporter l’Europa League (le Standard est coté à 20 contre 1, alors que le moins bien évalué, juste devant les Rouches, Fulham est à 12 contre 1. Liverpool, favori, est coté à 4,5 contre 1, tout comme Hambourg).

Heureusement, le football n’est pas une science exacte. Les idées, le talent et le travail peuvent parfois compenser le manque de moyens. Ce qui n’empêche pas le Standard de se présenter dans un large costume d’outsider.