Football

Les supporters étaient venus par milliers pour assister au retour de leurs héros en Belgique.

Massés le long des barrières Nadar, pressés les uns contre les autres, maintenus à distance par un impressionnant cordon de force de police et de stewards, certains étaient présents depuis 19 heures, soit une demi-heure à peine après l'arrivée des Diables Rouges sur le sol parisien.

Vers 21h30, se frayant un chemin parmi la foule agglutinée de part et d'autre de l'avenue Houba de Strooper, le car de l'équipe nationale arriva péniblement jusqu'au parking de l'Union belge.

A l'intérieur, se trouvaient évidemment des joueurs fatigués par le voyage mais revigorés par l'accueil fort chaleureux qui leur était réservé. Appareil photos à la main, ils mitraillaient les supporters voulant absolument immortaliser un élan populaire faisant oublier les problèmes vécus en Asie. `Je ne m'attendais vraiment pas à un accueil pareil´ glissait Eric Deflandre. `Après le match contre la Tunisie, nous avions eu écho par la presse et nos familles du sentiment de frustration immense qui s'était emparé de nos supporters. Ils ne croyaient plus du tout à la qualification pour les huitièmes de finale. Mais cette seule zone d'ombre dans notre campagne est totalement éclipsée à leurs yeux. Au contraire, ils nous ont reçus comme si nous n'avions pas été battus par le Brésil. J'ai même cru apercevoir, au coeur de la foule, un drapeau affichant une victoire sur le score de 1-0 face au Brésil. C'est probablement le score qui aurait également dû figurer au marquoir au terme des nonante minutes de jeu. C'est dommage, mais je crois que nous pouvons vraiment être fiers de notre parcours.´

Il n'a pas joué la moindre minute mais le portier mouscronnois, Franky Vandendriessche, savourait lui aussi le moment présent. `C'est incroyable de ressentir une telle ferveur populaire. Je ne retiendrais que de bons moments de cette Coupe du monde. Le dépaysement fut garanti et rien que cela valait déjà le détour.´ Avant de monter sur le perron du siège de l'Union belge, pour saluer la foule, les Diables Rouges ont naturellement célébré leurs retrouvailles en famille, à l'abri des regards des supporters et des journalistes.

Affublés de tee-shirts (Big in Japan), ils ont ensuite profité des vivats de la foule pendant de longues minutes. Difficile dès lors de retrouver un semblant d'intimité en famille mais ce public-là méritait, à son tour, d'être remercié pour son inconditionnel soutien.

Demain chez le Roi

Les Diables Rouges ne sont cependant pas encore en vacances. car le roi Albert II, conscient de l'excellent parcours réalisé par les troupes de Robert Waseige, recevra les joueurs et l'ensemble du staff technique aujourd'hui à 13h. Après, c'est promis, ce sera la `quille´.

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