Football Le Sporting examine une dizaine d’autres sites pour ériger son propre stade, au cas où l’Eurostadium ne se construirait pas.

L’espoir d’Anderlecht de partager le stade national avec les Diables Rouges sur le parking C du Heysel diminue de jour en jour. Le Sporting songe même à la construction de son propre stade, à un autre endroit.

Que les choses soient claires : l’Eurostadium reste le plan A du club. Les projets sont prêts, un accord a été signé entre Ghelamco (le constructeur), la Ville de Bruxelles et le RSC Anderlecht.

Mais il y a un tas de problèmes, qui retardent les débuts des travaux, qui auraient dû commencer en mars. Le permis d’environnement est loin d’être accordé - une nouvelle étude de mobilité concernant l’élargissement du Ring complique les choses - un chemin vicinal qui croise le parking C doit encore être annulé, et il faut s’attendre à des actions juridiques de la part de comités de quartier.

À Anderlecht, le pessimisme règne. Mais le club a besoin d’un stade plus grand et plus moderne que l’actuel stade Vanden Stock, avec ses 20.000 places, pour rester le numéro 1 en Belgique et pour avoir son mot à dire en Europe.

Pendant longtemps, l’agrandissement du stade Vanden Stock a été une option. Mais le coût serait trop important, compte tenu des inconvénients. Un troisième anneau ne pourrait couvrir qu’une partie du stade, ce qui réduirait le nombre de places supplémentaires. Et malgré la construction d’un grand parking, le problème de mobilité resterait insoluble.

En toute discrétion, le Sporting examine donc d’autres sites de construction dans la région bruxelloise. D’anciens dossiers sont en train d’être réexaminés. En tout, une dizaine de sites sont passés en revue. Mais jusqu’à présent, aucun endroit ne répond entièrement aux critères. Le site de Neerpede, évoqué dans l’émission "Rien à Foot" de Stéphane Pauwels ce lundi, est considéré comme trop petit. Au niveau planologique, il serait très compliqué d’y construire un stade et la commune refusera.

Même si les projets d’Anderlecht ne sont pas encore concrets, un stade à un autre endroit aurait plusieurs avantages pour le Sporting. La capacité serait de 35.000 ou 40.000 places, mais pas de 60.000 comme dans l’Eurostadium, qui aurait souvent été à moitié vide. Et Anderlecht pourrait peut-être aussi être propriétaire de son stade avec cette nouvelle option. Pour l’Eurostadium, il devrait payer une somme de location de 9,95 millions par an à Ghelamco.

Pour la Belgique, par contre, ce serait une catastrophe qu’Anderlecht abandonne le projet de l’Eurostadium. Sans le RSCA, Ghelamco ne pourrait pas construire de stade national. Et du coup, la Belgique devrait renoncer à l’organisation de l’Euro 2020. Mais on n’en est pas encore là...