Le transfert d'Ibrahimovic fait jaser le gouvernement

afp Publié le - Mis à jour le

Football En débauchant Zlatan Ibrahimovic, le PSG a réalisé un sacré coup. L'arrivée, mercredi, de l'un des meilleurs attaquants du monde en Ligue 1 n'a échappé à personne, y compris au sein du gouvernement.

Ainsi, Valérie Fourneyron, ministre des Sports, se dit choquée par les 20 millions d'euros dépensés par le club parisien. "Ces sommes sont astronomiques, elles sont déraisonnables. Elles sont à l'image aujourd'hui de ce qu'on peut déplorer dans le secteur du football, c'est-à-dire l'absence de toute régulation, des déficits qui s'accumulent sur le plan européen", a-t-elle dit mercredi à l'issue du conseil des ministres, se disant favorable à la réforme proposée par Michel Platini, le président de l'UEFA, qui veut plafonner les masses salariales des clubs.

Même son de cloche du côté de Najat Vallaud-Belkacem. La porte-parole du gouvernement observe qu'"il n'y a pas de raison que les sportifs échappent à cette nouvelle tranche d'impôt exceptionnel de 75%. Donc, oui, les sportifs et surtout ceux qui gagnent les sommes considérables (...) sont concernés".

Benoît Hamon, ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire, explique lui, non sans humour, que ce transfert est "la preuve qu'on peut avoir une fiscalité plus juste et attirer des hauts revenus". Pour rappel, Zlatan Ibrahimovic devrait toucher un salaire annuel net de l'ordre de 14 millions d'euros.

"Ce qui est bien, c'est d'avoir une fiscalité qui prélève davantage sur ceux qui peuvent le plus. Attirer des hauts revenus en France, cela me réjouit", a-t-il assuré. "Je suis ravi qu'il y ait des grands joueurs de football qui viennent en France, je suis ravi qu'ils payent des impôts en France (...) C'est la démonstration que cela ne fait pas de la fiscalité un argument pour empêcher des grands joueurs de venir jouer en France".

"Cela étant dit", a ajouté M. Hamon, "des salaires pareils, je comprends que cela émeuve beaucoup, mais, en tout cas, ça nous permet aussi de construire des écoles, parce qu'on va en prendre une partie".

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