Football

Le Français Daniel Leclercq, l'ancien entraîneur de La Louvière a été entendu, vendredi, par Philippe Godin, procureur adjoint à l'Union belge de football. A l'issue de sa déposition, Leclercq a signé un document qui a été transmis pour information au président fédéral Jan Peeters et dans lequel il explique que ses propos ont été déformés, n'xcluant pas d'introduire un procès en diffamation.

L'Union Belge tenait à avoir des éclaircissements de la part du Français concernant ses déclarations au journal France Soir puis à divers média belges, suivant lesquelles il y avait pas mal de corruption dans le football belge mais que personne ne s'en souciait ou ne voulait en parler. Jeudi, Leclercq n'a pas apporté le moindre élément appuyant cette thèse.

«A l'occasion du match de la Coupe de France, Valenciennes/lens, j'ai été contacté par un journaliste de France Soir », a expliqué le Nordiste au procureur adjoint. Dans un premier temps, l'interview a porté sur l'analyse de cette rencontre entre deux clubs que Leclercq avait jadis entraîné. «Los de la sicussion, ce journaliste m'a interrogé sur mon expérience en Belgique, je lui ai dit que j'ai gardé d'excellents souvenirs de mon passage en belgique et y ai gardé de très bonnes relations. Ce journaliste m'a ensuite interrogé sur la mentalité du football belge. Je lui ai dit que... je devais régulièrement (mes joueurs) dans la mesure où... ils parlaient souvent entre-eux de matchs qui auraient été arrangés ou qui vont peut-être s'arranger. Je suis étonné de la répercussion au niveau de la presse, personnellement, je ne suis au courant de rien... Le journaliste a alimenté des rumeurs et a réussi son coup ».

Je ne sais pas de quels matchs les joueurs parlaient, continuent l'entraîneur français, mais ils étaient quelque fois déçu des résultats d'autres rencontres. «Je ne veux pas dévoiler le nom des mes joueurs qui évoquaient ce problème. Quant à Didier Xhardez (NDLR: gardien de La Louvière la saison dernière), j'aurais aimé qu'il reste mais il m'a dit qu'il partait car il était déçu du milieu professionnel ».

«Je n'ai jamais parlé de ce problème avec mes dirigeants bien que ceux-ci m'aient parfois dit être étonnés des résultats d'autres rencontres. Personnellement, j'ai la conviction qu'aucun de mes joueurs n'a jamais laché un match », ajoute-t-il.

«En conclusion, mes paroles ont été déformées. Il s'agit de propos de journaliste et je n'exclus pas d'introduire un procès pour propos diffamatoires. Selon moi, l'on parle trop de corruption au niveau du football, mais l'on amène jamais de preuves », conclu Daniel Leclercq lors de son audition.