Football Les détracteurs de notre équipe nationale pourront toujours avancer que les adversaires étaient d’un faible niveau mais jamais la Belgique ne s’était qualifiée aussi rapidement pour un grand tournoi international.


Depuis le premier jour, les Diables ont dégagé un grand sentiment de confiance et ont été uniquement égratignés par l’imposant bloc défensif grec. En très peu de temps, Roberto Martinez semble avoir trouvé une recette de cinq ingrédients, capable de faire mal dans les deux rectangles. Un nouvel état d’esprit anime cette équipe, davantage en corrélation avec le statut de vedette de ses éléments. Pas de doute : les fans belges pourront se rendre en Russie avec beaucoup d’ambition.

1. Sérénité défensive

Quel est le point commun entre Henri Anier et Konstantinos Mitroglu ? Les attaquants estonien et grec sont les seuls, avant le rendez-vous d’hier soir, à avoir trompé la vigilance de Thibaut Courtois lors de ces qualifications. Le premier n’a servi à rien car, à ce moment, la Belgique menait déjà 3-0 et le second a, tout de même, fait trembler les supporters du stade Roi Baudouin jusqu’à l’égalisation de Romelu Lukaku, quarante-trois minutes plus tard. Roberto Martinez est parvenu à trouver une assise défensive efficace qui, sur papier, peut être considérée comme l’une des meilleures du monde. Toby Alderweireld et Jan Vertonghen se connaissent par cœur et, au milieu, Vincent Kompany a retrouvé ce rôle de chef d’orchestre qui lui sied tant. Les Belges laissent beaucoup moins d’occasions à leurs adversaires, grâce, notamment, à un pressing bien plus important sur le porteur du ballon. Ce sera à vérifier lors des matchs au sommet mais ce qui a été montré jusqu’ici permet d’aborder ces rendez-vous avec bien plus de sérénité qu’auparavant.

2. Une attaque qui marche

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