Football

La cellule de recherches Sport&Society de la VUB a sondé les Belges sur le lien potentiel entre les prestations de nos meilleurs sportifs et les sentiments positifs ou négatifs qu’en conçoivent nos compatriotes. Les résultats ne feront pas bondir de joie Bart De Wever et son mantra un brin obsessionnel qu’il y a deux démocraties et donc deux peuples dans "ce pays" - comme disaient les ténors politiques il y a trente ans… En effet, il en ressort que deux tiers des Belges s’émeuvent pour la Brabançonne lors de grands événements sportifs, comme la Coupe du monde de football. L’hymne national est alors très largement apprécié au Nord comme au Sud du pays.

La Brabançonne offre un moment d’unité nationale en Belgique, selon 64 % des Flamands et 70 % des francophones interrogés. Mais on frémit encore un peu plus lorsqu’une médaille olympique ou une victoire lors d’un championnat du monde tombent dans nos escarcelles.

Près de deux tiers des Belges (62 %) se disent (très) fiers des prestations dorées de Nafissatou Thiam et de Greg Van Avermaet et aussi, bien sûr, de nos hockeyeurs et autres judoka, nageur ou cycliste aux Jeux olympiques de 2016…

Autant savoir aussi dans la foulée : les succès belges dans les sports de haut niveau émeuvent plus que nos réalisations dans les mondes de l’art et de la littérature ! Par contre, les Belges sont très fiers des progrès dans les domaines scientifiques, technologiques et économiques.

La Belgique reste donc bel et bien un "plus" ? Petit bémol, la fierté est aussi proportionnelle à l’appartenance communautaire des champions. "Ce phénomène s’explique essentiellement par le fait que les gens encouragent des sportifs ou équipes avec lesquels ils ressentent une certaine relation ou partagent quelque chose en commun" peut-on lire dans l’enquête de l’université libre-exaministe.

Enfin, pour en revenir au foot, 79 % des Belges sont convaincus du rôle sociétal et de l’impact positif des Diables Rouges sur la jeunesse.

En ce compris l’ami Radja Nainggolan ? Oui, car il n’y a pas d’exception mais comment ne pas avoir ici une petite pensée pour Laurent Ciman qui est rentré déçu mais surtout très dignement de Moscou…