Les Diables se qualifient brillamment pour le Mondial

Publié le - Mis à jour le

Football

Quel visage allait montrer notre équipe nationale lors de cet ultime match sur la route du Japon et de la Corée ? Celui de la peur, ou celui de conquérants ayant retenu la leçon croate et désireux de ne plus laisser leurs hôtes développer leur jeu ? Telle était la question à l'entame de ce cruel quitte ou double.

Quoi qu'il en soit, les Diables noirs, avec De Boeck préféré à Van Meir dans l'axe central, n'ont pas eu l'occasion de se poser ce genre de questions existentielles. Mis directement sous pression, les hommes de Waseige furent cloîtrés d'entrée dans leur rectangle, obligés par ailleurs à commettre de nombreuses fautes pour endiguer la progression tchèque. A l'image de Clément et Deflandre, voyant jaune dès les premières minutes. De Vlieger sortit néanmoins un seul ballon très chaud dans ce quart d'heure initial. Soit un petit lob de Lokvenc sur un service du très remuant Nedved. Si les Belges tenaient le choc, ils se montraient incapables de tenir la balle plus de trois passes avec de nombreuses relances approximatives.

A l'approche de la demi-heure, ils mirent cependant le nez à la fenêtre. Sur un coup-franc de Walem, Wesley Sonck surprit de la tête les grands défenseurs tchèques, mais pas le gardien Srnicek, impeccable sur sa ligne. Les Diables ne se contentaient plus de contrer l'évolution de leurs hôtes, mais partaient de l'avant grâce à un jeu cette fois plus construit.

Les supporters belges commençaient à respirer, tandis que l'ambiance du chaudron praguois retombait d'un cran. Tout comme la vitesse d'exécution de la ligne médiane des Tchèques Nedved-Rosicky-Poborsky. En attendant, les minutes s'égrénaient lentement mais sûrement, jusqu'à une mi-temps scorée à notre avantage sur ce partage vierge.

A la reprise, les hostilités reprirent sur un tempo mineur. Les Belges contrôlaient les échanges, alors que les Tchèques s'énervaient de plus en plus. Scénario classique dans ce genre de rencontre à enjeu inchiffrable.

La bataille tournait à l'avantage de Nos Diables, redevenus conquérants comme par miracle. La route de l'Asie se trouvait au bout de cette dernière demi-heure. Il «suffisait» de tenir bon. Robert Waseige fit alors monter au jeu Marc Wilmots, la figue emblématique de notre Diable, mettant en exergue les qualités de jusqu'au boutisme et de courage encore nécessaires à ce moment du match.

Côté tchèque, Chovanec sortait ses dernières armes, avec les montées des milieux offensifs Jarosik et Smicer. Cela recommença dès lors à chauffer dans notre camp, même si les occasions franches étaient toujours réduites à néant par nos valeureux représentants.

Un quart d'heure. Plus qu'un petit quart d'heure, que diable! La Belgique sportive retenait toujours son souffle. Le souffle de l'espoir. Le souffle de la qualification. Le souffle du Japon.

Dix minutes. Verheyen a la délivrance au bout du pied, mais perd son duel face à Srnicek. Mais quand cela va-t-il se terminer ? A cing minutes du terme, pardi! Penalty indiscutable sur Verheyen, conversion imparable par Marc Wilmots. Les Belges peuvent exploser. Japon et Corée, nous voilà!

© La Libre Belgique 2001

Facebook

Ailleurs sur le web

Les + consultés de la semaine

cover-ci

Cover-PM