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En prélude aux débats, Thierry Pister avait aisément reconnu que son sort, ainsi que celui de son collègue Peter Maes, était lié au résultat du match. Mais même si ses hom mes ont une nouvelle fois "oublié" de gagner (NdlR : le dernier succès remonte au 27 septembre, c'était face à Roulers), Thierry Pister peut se rassurer : son équipe ne l'a pas lâché, comme on aurait pu le croire suite à deux dernières prestations inquiétantes. Mieux, avec un buteur que ne sera probablement jamais le travailleur Oris (que Pister a défendu bec et ongles), l'Albert l'aurait emporté. Un petit exploit que Roulers, Westerlo et Zulte Waregem ont déjà réussi cette saison, ce qui en dit long sur les carences d'une formation qu'on n'attendait pas là.

Sans savoir quel sort lui serait réservé cette semaine, Peter Maes est apparu le regard vide, plongé dans des pensées probablement pas spécialement positives. "Notre organisation fut bonne et nous avons manqué d'un peu de créativité mais je suis content de la... semaine" (NdlR : en tenant compte de la qualification en Coupe), nota-t-il, alors que Renard venait de répéter que le groupe restait derrière l'ancien gardien d'Anderlecht.

Manque de respect

Alessandro Cordaro, qui n'a pu terminer le match, tenait un discours semblable, qu'il agrémentait de considérations morales. "Si certains ne sont plus derrière le coach, c'est grave ! On se doit de l'être, car le contraire représenterait en prime un manque de respect pour notre employeur."

Le président Leone étant rentré d'Espagne hier soir après avoir manqué les trois dernières prestations de son équipe, il y a fort à parier que Thierry Pister bénéficiera au moins d'une rallonge d'une semaine, de sorte à pouvoir défendre ses chances face aux Brugeois de Jacky Mathijssen. "Je ne demande pas aux joueurs d'être derrière moi, même si je pense que certains le sont. Ce qu'ils doivent, c'est se battre pour Mons. Et moi, je verrai bien ce que diront les dirigeants", confie-t-il, avant de préciser : "Il faut être réaliste car nos concurrents ne vont pas continuer à perdre. Je ne sais pas mettre moi-même les ballons au fond."

Devant une assistance favorisant le dépassement de soi, les Montois ont confondu leurs détracteurs en affichant un visage volontaire, à mille lieux de celui étalé mardi face au Lierse. Les supporters montois savent ce qu'il leur reste à faire. Face à Bruges, les Dragons auront plus que jamais besoin du soutien de leur 12e homme pour mettre fin à cette éternité (7 h 37) sans but.

© La Libre Belgique 2008