Football

Certes, il n'y a rien de nouveau, mais les récents événements actuels font vivre une affaire qu'il sera très intéressant de suivre en février prochain. Pour rappel: à partir du premier février, et jusqu'au premier mars, tous les clubs professionnels devront remettre à la commission des licences de la Ligue un dossier prouvant leur bonne santé fiscale. Dès lors, Jean-Marie Philips, président de la Ligue, ne peut que suivre attentivement les affaires actuelles. Tout ce qui se passe aujourd'hui ne résulte pas d'un coup de tête, dit-il. Cela fait maintenant cinq ans que nous avons mis en place ce plan d'assainissement des clubs professionnels. Nous voulons mettre un terme à cette concurrence déloyale entre les clubs. Les uns ont la possibilité de jouer avec de l'argent qu'ils n'ont pas alors que d'autres font très attention au moindre franc. Il fallait régulariser tout cela et c'est ce qui va se passer l'année prochaine.

On arrive donc à l'aboutissement de ce processus puisque février c'est déjà demain. Concrètement, les clubs pros devront répondre positivement à sept points. Prouver que le club est en ordre envers les joueurs (pension et salaire); prouver que les employeurs le sont dans la réalité (non fictifs); prouver qu'il est en ordre avec l'ONSS; prouver qu'il est en ordre avec la TVA; prouver que toutes les obligations fiscales sont en règle; prouver qu'il est en ordre avec les autres clubs (transferts); prouver que les dettes envers l'Union belge sont réglées.

Une seule infraction à ces sept points et c'est la relégation en division 3, c'est-à-dire avec les amateurs, puisque les clubs de division 2 sont soumis au même régime.

Toutefois, il faut soulever plusieurs autres points qui pourront avoir leur influence le 15 mai, lors de la proclamation des résultats. Tout d'abord, la commission pourra faire appel au parquet fédéral s'il soulève des anomalies. Ensuite, seuls les clubs membres de la Ligue pro peuvent évoluer en division 1, pas question dès lors de démissionner, comme l'avait fait auparavant le Standard par exemple. Enfin, il n'est pas dit que le club ne pourra plus avoir de dettes, ce qui laisse la porte ouverte aux mécènes et autres sociétés qui pourront se montrer garantes des dettes. Après accord de la commission évidemment.

A l'heure actuelle, les situations d'Alost, de Beveren, de Harelbeke (?) et de Malines sont les plus inquiétantes. Sans parler du Standard, où une grande zone d'ombre plane sur Sclessin.

Nous ne ferons pas de sentiments, conclut M.Philips. Ils sont tous prévenus

R.H.

© La Libre Belgique 2000