Leverkusen, le feuilleton continue

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Football

Des hauts-parleurs de la BayArena avaient pulsé le nouvel hymne du Bayer, `Relève-toi, quand tu es à terre´, du plus populaire groupe de rock allemand, `Die Toten Hosen´ (`Triste ambiance´).

Un message de soutien après le cauchemar vécu en championnat, samedi, à Nuremberg, où Leverkusen, battu (1-0), a sans doute, de nouveau, laissé échapper le titre de champion qui lui tendait encore les bras fin mars.

Effet dopant garanti. Par un jeu de passes remarquable, notamment par Ze Roberto, Schneider, Lucio et Bastuerk, le Bayer emballait la rencontre. Schneider, d'un tir enveloppé, trouvait le poteau de Barthez (13e). On croyait voir des Brésiliens à l'oeuvre...excepté que Johnsen, d'une tête pleine course sur un corner de Giggs, manquait de refroidir l'atmosphère, déjà ternie par la sortie de Nowotny sur civière après un choc avec van Nistelrooy (9e), mais Ze Roberto veillait sur la ligne (17e).

Le vif Neuville, ripostait d'un tir trop haut (26e) mais, au moment où le public se levait comme un seul homme, c'est Keane, récupérant le ballon sur une chute de Zivkovic, qui ouvrait le score en coin (28e).

Les Allemands étaient à terre. Oubliant la précision du geste, à l'image de Ballack ou Bastuerk, ils offraient des balles de contres à Giggs, Keane ou Veron. Les choeurs mancuniens résonnèrent... jusqu'aux arrêts de jeu de la première période quand Neuville, servi par Bastuerk, lobait Barthez en tête de surface (1-1).

Neuville était aussi l'homme de la reprise: tir rasant à la 51e, débordement à la 53e, sauvé par Blanc, tête audacieuse à la 61e.

Bref, les Allemands mettaient de nouveau la main sur un match splendide et tendu à la fois. Même si un centre de Veron ou un tir de Scholes faisaient frissonner le stade, qui applaudissait à tout rompre la sortie de la pile Bastuerk.

Tout Leverkusen, mais aussi toute l'Allemagne, enfin prise de sympathie pour cette équipe d'esthètes, trépignait à l'idée de l'exploit. Mais Keane, d'un tir très menaçant sorti par Hans-Joerg Butt, et Forlan, dont la frappe était repoussée sur la ligne par Placente, manquaient de provoquer une crise cardiaque nationale. Jusqu'au coup de sifflet final, si long à venir, que Ballack accueillit à genoux, les bras au ciel. (BELGA)

© La Libre Belgique 2002

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