Football L’Égyptien est touché moins gravement que prévu.

Des larmes qui coulent. Un visage qui se déforme sous le poids de la douleur et de la crainte. La finale de Mohamed Salah n’a duré que 31 petites minutes. Le temps que l’Égyptien soit mis hors d’état de nuire par Sergio Ramos.

D’apparence anodine, ce choc avec Ramos s’est transformé en prise de judo quand la ceinture noire de la Maison Blanche a entraîné l’attaquant dans sa chute avec une clef de bras, retombant ensuite de ses 82 kilos sur sa malheureuse victime.

Le tout sans être sanctionné d’une faute. Du grand art. Ses excuses sur les réseaux sociaux - "Parfois le football te montre les bons côtés, d’autre fois les mauvais. Nous sommes avant tout des collègues. Prompt rétablissement, Salah" - ne changeront rien. Pas plus sa réputation que la gravité de la blessure de l’Égyptien.

Dans cette finale , il y a eu un avant et un après. Avant, Liverpool avait frappé neuf fois au but. Après, sur une période deux fois plus longue, les Reds n’ont tiré que trois fois… "Évidemment que c’est un tournant dans le match. Je vais passer pour un mauvais perdant en disant cela", a lâché Klopp, inquiet. "Sa blessure a l’air très sérieuse."

Elle a viré à l’affaire d’État après des premières annonces alarmistes faisant état d’une dislocation de l’épaule droite, avec une absence de trois à quatre mois qui devrait finalement se compter en semaines.

Le ministère des Sports égyptien a indiqué que sa star, qui a quitté le stade le bras en écharpe sans s’exprimer, en aurait besoin de deux pour récupérer, précisant dans un tweet que "Salah va débuter son protocole de soins en Angleterre avant de rejoindre la sélection. Et il sera dans les vingt-trois en Russie".

Mais pas sur le terrain lors du prochain Belgique-Égypte le 6 juin. Ni même peut-être à ses abords…