Football

Anderlecht, réduit à 10 suite à l'exclusion rapide de Kums, a été battu mardi soir au Bayern. Les Mauves ont été courageux mais ont encaissé trois fois. Dans les autres matches, le Barça, avec un grand merci, a dominé largement la Juventus.

GROUPE B

Bayern - Anderlecht (3-0)

Le Sporting d'Anderlecht n'a pas réussi l'exploit de ramener quelque chose de l'Allianz Arena mardi soir lors de la première journée du groupe B de la Ligue des Champions. En effet, les Bruxellois, rapidement réduits à 10 à la suite de l'exclusion de Sven Kums, se sont inclinés 3-0. Dans l'autre rencontre du groupe, le PSG s'est aisément imposé 0-5 au Celtic Park de Glasgow.

Après moins de dix minutes de jeu, les Bavarois ont trouvé le cadre sur un excellent centre de Franck Ribéry repris de la tête par le Colombien James Rodriguez (9e). Quelques secondes plus tard, Anderlecht s'est fait cueillir à froid à la suite de l'exclusion de Sven Kums pour une faute commise dans son propre rectangle sur Robert Lewandowski (11e). L'attaquant polonais ne s'est ensuite pas fait prier pour convertir le pénalty face à Matz Sels (12e, 1-0).

Les Bruxellois ont dû attendre la 33e minute pour réaliser leur première frappe cadrée de la rencontre. Une frappe hors rectangle d'Adrien Trebel, facilement captée par Manuel Neuer. A moins de cinq minutes de la pause, Anderlecht aurait dû égaliser mais le Roumain Nicolae Stanciu a manqué de lucidité sur une remise idéale de Leander Dendoncker (41e).

Au retour des vestiaires, Matz Sels a été immédiatement alerté sur une frappe tendue de Thiago (48e). Sans se laisser décontenancer, Chipciu a répondu dans la foulée en heurtant le poteau gauche de Neuer (49e). A la 55e, Matz Sels s'est une nouvelle fois mis en évidence en détournant de justesse une tête millimétrée de Süle. Sans forcer, le Bayern Munich a ensuite pris un avantage de deux buts sur un centre de Kimmich repris en première intention par Thiago (65e, 2-0). Quelques secondes plus tard, les Allemands pensaient entériner le résultat de la rencontre, mais le but de Süle a finalement été annulé pour une poussée, peu évidente, dans le dos d'Uros Spajic (67e). Après s'être montré décisif sur le break, Kimmich a scellé la victoire des Bavarois en profitant d'une passe décisive parfaite de Jérôme Boateng (90e, 3-0).

En déplacement au Celtic Park et sans Thomas Meunier laissé sur le banc des remplaçants toute la rencontre, le PSG a dominé son adversaire écossais en menant 3-0 dès le premier acte grâce à son trio offensif Neymar (20e, 0-1), Mbappé (34e, 0-2) et Cavani (40e, 0-3 sp). En seconde période, le PSG a scellé sa victoire après un but contre son camp de Lustig (83e, 0-4) et un doublé de Cavani (85e, 0-5).

La prochaine journée, disputée le 27 septembre prochain, verra Anderlecht recevoir le Celtic et le Paris Saint-Germain accueillir le Bayern Munich.

Celtic - PSG (0-5)

Un but pour Neymar, un pour Kylian Mbappé, un doublé pour Edinson Cavani: la ligne d'attaque du Paris SG, la plus chère de l'histoire, n'a pas manqué ses grands débuts mardi en Ligue des champions, pour le plus grand malheur du Celtic Glasgow (5-0).

L'entraîneur du club écossais Brendan Rodgers avait prévenu que "les yeux du monde" allaient être tournés vers le Celtic Park, où s'est produit, pour la première fois sur la scène européenne, la triplette "MCN", Mbappé-Cavani-Neymar, pour laquelle Paris a déboursé 466 millions d'euros, dont plus de 400 cet été (222 pour Neymar, 180 pour Mbappé).

Elle n'a vraiment pas déçu et même frappé quatre fois: d'abord Neymar lancé par Rabiot (19e), puis Mbappé sur une passe de Neymar (34e), et enfin Cavani sur penalty puis de la tête (40e s.p, 85e). Le malheureux Mikael Lustig a inscrit un but contre son camp (83e).

Areola décisif

Si le PSG a ensuite surtout géré son avance et que Neymar a vendangé deux occasions nettes, dont une passe décisive toute prête de Mbappé, il s'est globalement mis au diapason: l'Italien Marco Verratti a retrouvé sa vista, portée disparue depuis le début du championnat, Adrien Rabiot a été intenable dans l'entrejeu, la défense étanche.

Et, surprise, le gardien Alphonse Areola, fébrile quatre jours plus tôt face à Metz, a multiplié les parades décisives, devant Leigh Griffiths (22e), Kieran Tierney (27e), et Scott Sinclair deux fois (45+1, 63e).

Trop facile, en alignant tous ces millions qui ont valu au PSG d'être visé par une enquête de l'UEFA? Peut-être, mais le match avait quand même des allures de petit traquenard.

D'abord parce que le PSG, à cause de ce recrutement historique, faisait face à beaucoup d'attentes et était obligé de réussir son match. Ensuite parce que le Celtic, même loin de ses années glorieuses - il fête cette année le cinquantenaire de son titre en Coupe des clubs champions, en 1967 -, reste une équipe habituée aux joutes continentales.

Mbappé éteint la fournaise

Enfin parce que le Celtic Park, que les fans du club ont renommé "Paradis", est une fournaise les soirs de joutes européennes. Les 1.400 supporters parisiens présents pour le match ont tenu la comparaison jusqu'à une grosse demi-heure avant le coup d'envoi, quand les Ecossais préféraient la tiédeur des buvettes au froid des tribunes. Mais jusqu'aux dernières minutes du match, rien à faire.

L'hymne du club, le fameux "You'll never walk alone" partagé avec Liverpool ou le Borussia Dortmund, était beau à pleurer et celui de la Ligue des champions a fait rugir le stade du début à la fin. Seul le deuxième but parisien, celui de Mbappé, a fait taire le public écossais.

Si le PSG a dégagé cette impression de facilité, c'est aussi parce que l'ouverture du score précoce de Neymar, auteur de son 5e but en cinq matches avec le PSG (auxquels il faut ajouter cinq passes décisives), l'a placé dans la configuration qu'il préfère.

Quand il a fait retomber la pression en marquant vite et peut monopoliser le ballon, en attendant patiemment que les adversaires laissent des trous dans leur défense, il est difficile à bouger.

Sa prestation demande donc confirmation face à une opposition plus relevée, par exemple lors de la journée suivante, au Parc des Princes face au Bayern Munich.


GROUPE A

Manchester United - Bâle (3-0)

Histoire belge pour retour gagnant: Manchester United a retrouvé la Ligue des champions de la meilleure des façons en s'imposant contre Bâle (3-0), grâce aux excellents Fellaini et Lukaku, mardi soir lors de la 1re journée.

En ce début de saison, rien n'arrête les leaders de la Premier League, pas même la sortie prématurée de leur capitaine d'un soir Paul Pogba.

Le milieu de terrain, touché aux ischio-jambiers de la jambe gauche dans un duel, a dû sortir dès la 18e minute. Visiblement frustré et en souffrance, le Français a cédé sa place à Marouane Fellaini.

Mais comme tout réussi aux hommes de José Mourinho, c'est le chevelu belge qui a ouvert le score quelques minutes plus tard. "J'ai besoin de lui. Il est bien plus important pour moi que vous ne l'imaginez. Je me sens faible sans lui", avait déclaré le Portugais lundi à propos de l'ancien joueur d'Everton, un temps incertain en raison d'un mollet récalcitrant.

Cela n'a certainement pas paru sur son but. Sur un centre d'Ashley Young, le grand milieu s'est envolé au-dessus de la défense bâloise pour marquer de la tête (35), concrétisant une domination qui aura vu les Mancuniens avoir 69% du ballon et tirer dix fois au but en première période (61% et 18 tirs au total).

Les "Red Devils", bien contents de retrouver la Ligue des champions après une année (et un sacre) en Europa League, ont continué à faire tourner le rouleau-compresseur en seconde période. Imposant leur puissance physique à des Suisses dépassés, ils ont logiquement doublé la mise.

C'est le colosse Romelu Lukaku qui s'en est chargé, de la tête sur un centre de Daley Blind (53), inscrivant au passage son sixième but en six matches officiels sous le maillot mancunien.

Les deux Belges se sont à nouveau illustré sur le dernier but. Lukaku lançait Fellaini, qui centrait en retrait pour Rashford (85).

"C'était dur de regarder la Ligue des champions à la télé la saison passée", avait confié le gardien David De Gea avant la rencontre. "Maintenant, nous sommes de retour et motivés à l'idée de ramener la Ligue des champions à Old Trafford."

Sous la pluie du "Théâtre des rêves", dans la compétition reine, les "Red Devils" se sont certainement senti chez eux.

Benfica - CSKA Moscou (1-2)


GROUPE C

Chelsea - Qarabag (6-0)

Chelsea et Antonio Conte n'ont pas raté leurs retrouvailles avec la Ligue des champions en battant facilement les Azerbaïdjanais de Qarabag 6-0, grâce à des buts de Pedro, Zappacosta, Azpilicueta, Bakayoko et Batshuayi, mardi, à Stamford Bridge.

Conte, l'homme qui a conduit les Blues vers le titre de champion d'Angleterre lors de la saison écoulée, a aussi une revanche à prendre après sa piteuse élimination, avec la Juventus Turin en 2013, à Istanbul. Et comme il l'avait annoncé, le technicien italien a fait tourner son effectif, seuls six des titulaires alignés à Leicester en Premier League, dont Pedro et Zappacosta, ont débuté la partie.

Chelsea a rapidement et logiquement concrétisé sa domination en ouvrant la marque par Pedro. Bien servi par Willian, l'attaquant espagnol a envoyé le ballon au fond des filets du plat du pied (5e). A la demi-heure de jeu, une action anodine partant de la surface des Blues a envoyé Davide Zappacosta marquer le deuxième but après une chevauchée solitaire le long de la ligne de touche.

Au retour des vestiaires, Chelsea a poursuivi son cavalier seul et a logiquement ajouté un troisième but dix minutes plus tard. Après un contrôle sans être inquiété, Fabregas a centré sur la tête de Cesar Azpilicueta qui n'a laissé aucune chance au gardien visiteur (55e).

Conte a alors fait entrer Eden Hazard, de retour de blessure, pour lui donner plus de temps de jeu. Cela n'a en rien perturbé la marche en avant des Blues qui ont ajouté trois autres buts, signés Tiemou Bakayoko et Michy Batshuayi, un ancien Marseillais comme Azpilicueta.

Chelsea, seul en tête du groupe C après le nul 0-0 entre l'AS Rome et l'Atletico, peut se préparer tranquillement au choc au sommet de la 5e journée de Premier League, dimanche, face à Arsenal, et une victoire lui permettra de prendre la tête du classement avant l'entrée en lice du leader, Manchester United, devant Everton.

AS Rome - Atletico (0-0)

L'AS Rome et l'Atletico de Madrid se sont séparés sur un match nul 0-0 mardi au Stade Olympique, au bout d'une rencontre ouverte et disputée, qui a confirmé qu'il y aurait un beau match à trois avec Chelsea pour la qualification dans le groupe C de la Ligue des champions.

S'il y avait un vainqueur aux points, ce serait l'Atletico, qui a eu les occasions les plus nettes et les plus nombreuses, et dont le pressing terrible a fait mal aux Romains au coeur de la deuxième période.

Mais cette Roma si fragile en Ligue des champions et qui a si souvent totalement explosé face aux grandes équipes croisées en C1 a tenu le choc et est sortie sous les applaudissements du Stade Olympique.

Dans l'autre match du groupe, Chelsea a sans surprise surclassé Qarabag (6-0) et tout dans ce groupe C se jouera entre trois équipes, qui n'auront pas le droit de perdre le moindre point contre les Azéris.

Au bord d'une pelouse qu'il a arpenté pendant quatre saisons quand il jouait à la Lazio (1999-2003), Diego Simeone a comme d'habitude gesticulé et harangué ses hommes, mais ceux-ci sont tombés sur un excellent Alisson dans les buts romains.

Le gardien de la sélection brésilienne a tout sorti, multipliant les arrêts, notamment après la pause, quand l'Atletico poussait vraiment fort.

Décisif devant Vietto (56e), Saul Niguez (58e) puis franchement impressionnant à deux reprises face à Correa (64e et 83e) puis dans le temps additionnel sur une tête de Saul Niguez, il a sauvé un point pour son équipe, dont tous les cadres sont venus l'enlacer en fin de match.

Griezmann en demi-teinte

Mais eux aussi avaient fait leur part de travail, en résistant au pressing mortel des Madrilènes, qui pendant un quart d'heure après la 60e minute leur a interdit de sortir le moindre ballon intéressant.

Ils avaient aussi fait jeu égal avant la pause, répondant présent dans la férocité et se signalant avec une bonne frappe du gauche du Français Defrel (18e) et un tir lointain et vicieux de Nainggolan, bien stoppé par Oblak (32e).

Pour ses débuts en Ligue des champions, le nouvel entraîneur giallorosso Eusebio Di Francesco a tenu la comparaison avec Simeone, qu'il avait déjà souvent affronté comme joueur. En passant à trois défenseurs centraux en milieu de deuxième période, il a ainsi sécurisé son équipe, qui souffrait alors franchement.

Du côté de l'Atletico, ce début de saison reste frustrant, le nul de l'Olimpico venant s'ajouter aux deux déjà concédés en trois journées de Liga.

De retour après deux matches de suspension, Griezmann a été bien présent en première période mais imprécis sur ses trois meilleures chances, un ciseau trop ambitieux (11e), un enchainement contrôle-tir en pivot mal cadré (26e) et un coup franc dangereux directement expédié dans le mur (36e).

Lors de la prochaine journée de C1, les finalistes 2013 et 2015 accueilleront Chelsea et ils n'auront déjà plus beaucoup de droits à l'erreur. La Roma, elle, ira chercher des points en Azerbaïdjan.

Les deux équipes n'ont pas les mêmes ambitions. La Roma vise les 8e alors que l'Atletico espère beaucoup plus grand. Mais pour l'instant ils sont au même point.


GROUPE D

Barcelone - Juventus (3-0)

Une vengeance signée Lionel Messi! L'Argentin, double buteur, a permis au FC Barcelone de vaincre la Juventus (3-0) mardi lors de la 1re journée de Ligue des champions et d'effacer l'élimination subie face aux Turinois en quarts la saison dernière (0-3, 0-0).

Dans un duel longtemps corseté au Camp Nou, Messi a surgi juste avant la pause (45e) sur une action initiée par la recrue française Ousmane Dembélé, titulaire pour la première fois avec le Barça. Puis le quintuple Ballon d'Or, à l'origine du deuxième but signé Ivan Rakitic (57e), a réalisé un doublé d'une belle frappe croisée en seconde période (69e).

Cette nette victoire face au finaliste de la dernière C1 va faire un bien fou au Barça, qui traînait son mal-être depuis la perte de Neymar, parti début août au Paris SG. Et cela va permettre au nouvel entraîneur Ernesto Valverde de travailler un peu plus sereinement, et au président Josep Maria Bartomeu, contesté, de respirer un peu.

L'équation était simple pour le Barça: le club catalan pouvait-il survivre à la dislocation de son trident offensif "MSN" (Messi-Suarez-Neymar) ? La réponse est oui, tant que Messi reste Messi: déjà 8 buts en six matches officiels cette saison.

On attendait beaucoup du duel entre le maestro argentin (30 ans) et son jeune compatriote Paulo Dybala (23 ans), auteur d'un doublé lors du quart remporté par la Juve en avril dernier. Mais cette fois, on n'a vu que l'aîné des deux. Et Messi, qui a beaucoup fait souffrir son vis-à-vis français Blaise Matuidi, est monté en puissance dans la rencontre.

Un trio 'LSD' prometteur

Il faut dire que le Barça a commencé son match prudemment, sans doute par peur des contre-attaques adverses qui n'ont pas manqué d'apporter le danger (6e, 9e, 12e, 28e).

Cette retenue a débouché sur très peu d'occasions barcelonaises et donné l'impression d'un jeu très dépendant des éclairs de génie de son trio d'attaque. Mais cela tombe bien, Messi, Luis Suarez et Dembélé ont chacun brillé sur l'ouverture du score, symbole d'un nouveau trio "LSD" plein de promesses.

Sur un long dégagement, Dembélé a contrôlé et protégé le ballon de son corps avant de servir en pleine course Messi. Ce dernier a continué à percer plein axe et après un une-deux subtil avec Suarez, a ajusté le gardien Gianluigi Buffon d'un tir croisé (45e).

Après la pause, Messi a trouvé la base du poteau de Buffon (52e), mais ce n'était que partie remise avant une autre frappe similaire qui a fait mouche (69e), avec une bonne diversion de Dembélé pour écarter la défense.

Dembélé méritant

Soit les 95e et 96e buts de l'Argentin en Ligue des champions, qui peut ambitionner de franchir cette saison la barre des 100, lui qui pointe à 10 longueurs du record de son rival Cristiano Ronaldo (106 buts). Au passage, ce sont aussi les premiers buts de Messi face à Buffon, qui lui avait toujours résisté.

Et "La Puce" peut dire merci au "Moustique" Dembélé, qui n'a pas démérité trois jours après ses grands débuts samedi au Camp Nou. Positionné comme ailier droit au sein d'un onze asymétrique sans pendant côté gauche, le jeune Français (20 ans) a signé plusieurs bonnes percées balle au pied (4e, 5e, 16e, 32e).

L'ex-joueur de Dortmund, arrivé pour 105 millions d'euros + 42 M EUR de bonus, aurait pu faire mieux sur sa meilleure occasion, un ballon chipé à l'entrée de la surface qu'il a expédié hors-cadre (37e). Mais "Dembouz" a aussitôt fait oublier sa maladresse en revenant défendre (42e) et il a cédé sa place sous l'ovation du stade (70e).

Beau symbole d'un Camp Nou apaisé par la victoire et qui n'a, cette fois, pas réclamé la démission de Bartomeu. Les résultats aidant, l'avenir se dégage un peu pour le Barça, leader de Liga avec déjà quatre points d'avance sur le Real Madrid et coleader du groupe D de la C1. Merci Lionel Messi!

Olympiacos - Sporting Portugal (2-3)


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