Malusci, le premier renfort des Montois

Angelo Volpe Publié le - Mis à jour le

Football

Les derniers résultats réalisés par l'Albert ont incité les dirigeants montois à scruter plus attentivement le marché. Et c'est tout naturellement en Italie que le président Leone et l'entraîneur Sergio Brio ont recruté leur premier joker.

Alberto Malusci présente un curriculum vitae à faire pâlir la plupart de ses nouveaux partenaires. Clé de voûte de la défense de la Fiorentina du début des années 90 et libero d'un Olympique Marseille traumatisé par le départ de Tapie, le Toscan a ensuite reculé d'un cran pour faire les beaux jours de deux clubs de D 2 italienne avant de retrouver la Serie A avec Lecce. Sa dernière saison en Italie, il la passa en compagnie de Luis Oliveira à Catane.

«Je l'avais déjà côtoyé quelques jours à Florence alors que je m'apprêtais à partir pour l'Olympique Marseille. Luis n'a pas changé: il est toujours aussi professionnel et son amour du football fait le reste», révèle le défenseur, qui a reçu comme une libération le coup de téléphone de Sergio Brio, voici dix jours. «Lui et moi habitions la même ville: Pistoia. Il savait que j'étais sans club et c'est pourquoi il a pris la peine de me contacter. Le jour qui a suivi son appel, j'étais dans un avion pour Bruxelles...» Malusci a débuté sa carrière à 17 ans et 4 mois dans l'un des plus prestigieux championnats du monde, a remporté une Coupe d'Italie au sein d'une équipe composée entre autres de Batistuta, Rui Costa et Toldo, a connu une première expérience à l'étranger dans le bouillant stade Vélodrome de Marseille.

Malusci tente, aujourd'hui, de relever le défi montois. Pourquoi? «Je veux prouver que je possède encore les qualités pour évoluer au plus haut niveau. Dans mon pays, je n'ai reçu que des propositions d'équipes de divisions inférieures. Je ne connais absolument rien du championnat de Belgique, je n'avais jamais entendu parler de cette équipe de Mons mais je débarque ici avec beaucoup d'humilité. Je vais faire en sorte que le temps nécessaire à mon adaptation soit le plus court possible. Le challenge que Mons et moi voulons remporter est difficile mais aussi très excitant.» Lié à l'Albert jusqu'en juin 2004, Alberto Malusci a laissé sa femme et ses deux filles en Toscane pour intégrer une compétition dont seuls deux noms lui étaient familiers: ceux de Ban et d'Anderlecht. L'un est désormais son équipier, l'autre sera son premier rival: «Je sais que Mons doit affronter le leader incontesté du championnat de Belgique. L'important est de croire en sa chance, d'être concentré de la première à l'ultime minute et d'être animé d'un état d'esprit conquérant. A propos de ce dernier point, sur le peu que j'ai vu, je ne me fais pas de soucis.»

© Les Sports 2003

Angelo Volpe

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