Football Marc Coucke sera ce dimanche pour la première fois au Parc Astrid dans le camp du RSCA. Avant cela, il a accordé sa dernière interview en tant que président du KV Ostende à nos confrères du journal Het Laatste Nieuws.

Ce samedi soir, il était au match Ostende-Saint-Trond. Ce dimanche après midi, il assistera à la rencontre Anderlecht-Mouscron en compagnie de Roger Vanden Stock. Une passation de pouvoir (même si Coucke devra encore attendre quelques jours avant d’être nommé officiellement à la tête du RSCA). "À partir de minuit, le KV Ostende ne peut plus me demander qu’une seule chose : que veux-tu boire ?", explique-t-il avec le sourire.

Le mercato du RSCA : "Tout s’est déroulé de manière correcte depuis l’annonce du rachat. Je ne pense pas que quelqu’un a pris les exigences de la commission des licences autant au sérieux que moi. Je n’étais pas du tout impliqué au RSCA. Je n’ai eu aucun contact avec Herman Van Holsbeeck. Lors du dernier jour du mercato hivernal, j’étais derrière mon ordinateur pour suivre ce qu’il se passait. À 23h, j’ai pensé : ‘Ah mince, Mitrovic ne vient pas.’ À 23h47, le communiqué officiel ‘Bienvenue Markovic’ est arrivé et j’ai dû aller chercher qui c’était. On avait fixé certaines choses sur l’aspect financier des semaines jusqu’à mon arrivée réelle au moment du rachat mais je ne vais pas les dévoiler. Ce que je peux dire par contre, c’est que je n’ai pas obligé les dirigeants à faire ce qu’ils ont fait… Anderlecht aurait pu faire bien plus pendant ce mercato. Je ne suis pas venu au RSCA pour jouer l’Intertoto. J’aurais été bête en disant qu’il fallait vendre et ne rien acheter. Selon ce que je sais des chiffres apparus dans la presse, Anderlecht aurait pu louer cinq Mitrovic…"

La situation financière du RSCA : "Tous les candidats au rachat ont reçu un document sur la situation financière du club mais je ne vais rien en dévoiler. On s’était engagé à garder ça confidentiel. Deux candidats ont fait des commentaires dans la presse et c’est illégal. Ce que je peux dire, c’est que la situation n’est pas catastrophique, même si les recettes doivent être augmentées et les récentes dépenses doivent baisser. Il y a beaucoup de travail et je vais m’y impliquer beaucoup."

Ses 9,9 % à Ostende : "J’ai voulu conserver 9,9 % des parts d’Ostende pour montrer que je croyais en l’avenir du club, c’est aussi simple que ça. Mais au gala de Soulier d’Or, plusieurs dirigeants d’autres clubs m’ont dit : ‘Marc, ces 9,9 %, on va quand même devoir examiner ça à la prochaine réunion de la Pro League.’ J’ai réfléchi et je me suis dit que je trouvais effectivement bizarre que le président de Beveren possède 9,9 % des parts à Malines, par exemple. Mes 9,9 % à Ostende vont donc devenir 0,0 %. Je renonce à mes parts. J’ajoute même ceci : Ostende arrive avec aucune dette dans les mains de son nouveau président."