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Samedi, Marc Wilmots ne sera pas à Sclessin pour le match entre ses deux anciens clubs. “J’irai à Anvers. Lucien D’Onofrio m’a invité pour Antwerp-Eupen”, dit-il. Mais il gardera un œil attentif à la rencontre disputée plus au sud. “Pour moi, c’est un vrai match de m… car aucun résultat ne m’arrangera. Avec son potentiel, son stade et son histoire, Malines n’a rien à faire en D1B. Et le Standard ne doit pas se battre pour être sixième.”

La situation de Malines, dernier, l’attriste, bien entendu. “C’est dommage car cette région vit pour le football. Mais, d’expérience, je sais qu’il est toujours difficile de construire un noyau compétitif et de rénover un stade en même temps. Je trouve aussi que quand tu as trois entraîneurs différents durant une même saison, c’est que tu es mal barré.”

Ce duel entre le Standard et Malines aura une saveur particulière pour Marc Wilmots. Parce que le résultat risque de condamner les ambitions de l’une des deux formations qui lui ont permis de se révéler en tant que joueur au plus haut niveau. C’est en région anversoise qu’il a connu le professionnalisme et "arrêté de travailler dans la ferme", sourit-il, mais c’est en bord de Meuse qu’il a réalisé un rêve en portant le maillot rouche. "À sept ou huit ans, j’avais des autocollants représentant Sclessin sur ma valise."