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Matias Suarez est actuellement en Argentine, à Cordoba exactement, où le joueur poursuit sa revalidation avant de rejoindre le CSKA Moscou en janvier prochain. Nos confrères du Laatste Nieuws sont allés à la rencontre de l'ailier de 24 ans pour un entretien étonnant. Morceaux choisis :

"Anderlecht n'a pas du tout suivi ma revalidation. Je n'ai aucun contact avec la direction depuis mon départ de Belgique en août dernier. Seul Kris Vollon, le médecin du club, est régulièrement en contact avec moi. J'ose imaginer qu'il fait ensuite suivre les infos qu'il obtient mais je n'ai même pas eu un coup de téléphone du club depuis mon opération, je trouve cela incroyable. Je ne comprends pas cette situation et cela me rend triste. La moindre des choses serait de faire preuve d'un minimum d'empathie. Ils ont sans doute oublié les nombreux matches que j'ai joué en étant blessé pour les aider dans la conquête du titre. Et même si je suis toujours sous contrat jusqu'en 2015 au Sporting, mon ex-club, le Belgrano Cordoba, n'a pas hésité à m'accueillir les bras grands ouverts pour m'aider dans la revalidation".

Le joueur ne s'arrête pas en si bon chemin : "Mon manager, Cristian Colazzo, a contacté plus d'une fois Herman Van Holsbeeck mais ses appels sont restés sans réponse. Nous en avons assez. Anderlecht ne m'a jamais donné l'impression d'être important pour l'équipe" affirme celui qui assure ne pas vouloir "cracher dans la soupe".

"Le public d'Anderlecht est dans mon coeur. C'est grâce à lui et mon entourage que j'ai réussi à percer en Belgique. Le club, lui, ne me faisait pas confiance. J'ai gardé de bons contacts avec plusieurs joueurs du Sporting. Mais la direction affiche des lacunes au niveau humain. J'aurais aimé quitter Anderlecht pas la grande porte mais cela ne semble pas possible" conclut-il.