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C’est bien sans Ondrej Mazuch que le Sporting est parti hier matin en stage. Alors que les Anderlechtois débarquaient à Belek, le défenseur tchèque négociait son contrat avec le club ukrainien de Dniepopetrovsk.

Le transfert est pratiquement conclu, 15 jours après les premiers contacts entre les clubs via l’agent Daniel Striani. Mazuch n’a plus qu’à réussir les tests physiques pour signer son contrat. Dans la 3e plus grande ville du pays, l’arrière central touchera un meilleur salaire qu’à Anderlecht.

Les dirigeants bruxellois font aussi une belle affaire financière. Les Ukrainiens devront verser 3 millions d’euros sur le compte en banque du Sporting, qui l’avait acheté 1,2 million à la Fiorentina il y a deux ans et demi.

Une belle plus-value pour un joueur talentueux mais qui reste sur une longue absence. A Dniepopetrovsk, Ondrej Mazuch devra stabiliser une défense qui est le gros point faible de l’équipe, malgré une belle quatrième place au classement après vingt journées de championnat. Le top-3 semble malheureusement inaccessible vu les 14 points qui séparent le quatrième du troisième.

Le Tchèque de 22 ans espère aussi retrouver son meilleur niveau afin d’attirer l’attention du sélectionneur national en vue de l’Euro en Pologne et en Ukraine. L’été dernier, il avait déjà disputé un Euro mais c’était avec l’équipe Espoirs.

C’est là-bas qu’il avait forcé et aggravé sa blessure aux adducteurs. Absent depuis lors, il avait assisté des tribunes à l’éclosion de Cheikhou Kouyate aux côtés de Roland Juhasz. Le duo semblait indéboulonnable, au point de faire peur à Mazuch.

Ariël Jacobs peut aussi avoir certaines craintes. Il ne lui reste pour l’instant que deux défenseurs centraux de formation. Samuel est à l’infirmerie et n’a plus vraiment d’avenir. Même si Wasilewski et Deschacht peuvent dépanner dans l’axe, la direction est à la recherche d’un voire de plusieurs arrières. Surtout quand on sait que Juhasz aimerait s’en aller en fin de saison.

Le nom de Thomas Sivok (Besiktas) est sorti dans la presse tchèque. Il a 28 ans, peut jouer en défense mais aussi dans la ligne médiane. Seul souci : il coûte cher et gagne très bien sa vie en Turquie (on parle d’un salaire annuel d’1,2 million d’euros).

Une Turquie que les Anderlechois commencent d’ailleurs à apprivoiser à l’occasion de leur stage de janvier.

Si la délégation anderlechtoise est arrivée sous un beau ciel bleu et 15 degrés, elle s’est vite rendu compte que le climat se refroidissait durement une fois le soleil couché. Dieumerci Mbokani n’avait pas prévu ça : "On n’est pas en Turquie ici. On doit être en Belgique ou même en Russie", lançait-il.

Hier, Ariël Jacobs s’était contenté de programmer une 1re séance d’entraînement à 18h (17h en Belgique). Une séance axée sur le réveil musculaire après 6 jours de vacances et un voyage de pratiquement 7h, escale à Istanbul comprise.