Football

Le mandat de six ans de Michel D’Hooghe à la présidence du Club Bruges prenait officiellement fin le 11 mars 2009.

Hier, l’ancien président de la fédération a annoncé qu’il n’en solliciterait pas le renouvellement.

Cette décision , mûrement réfléchie - ces derniers temps, le président avait pris quelque distance avec la gestion courante du Club - s’apparente davantage à une confirmation qu’à un effet de surprise.

A 63 ans, Michel D’Hooghe éprouvait de plus en plus de difficultés à concilier ses fonctions de président d’un grand club belge avec celles, très prenantes, de président des commissions médicales de la Fifa et de l’UEFA. Des missions diverses requéraient de plus en plus souvent sa présence à l’étranger.

Une autre raison de son départ est la lassitude de plus en plus grande qu’il éprouvait à la lecture des commentaires médiatiques défavorables - voire désagréables - qui ont stigmatisé les dernières saisons, chaotiques, d’un Club Bruges qui ne parvient pas à se repositionner de manière avantageuse sur la scène européenne.

Michel D’Hooghe n’avait d’ailleurs accepté la présidence du Club que pour honorer la promesse que Michel Van Maele, son prédécesseur, lui avait arrachée sur son lit de mort.

Le plus grand mérite de Michel D’Hooghe est sans doute d’avoir guidé et hâté - à tous les échelons, formation des jeunes comprise, la professionnalisation du Club. Sous son égide, le Club a remporté un titre, en 2005 ("celui de 2003 ne peut m’être imputé", disait-il souvent) et deux Coupes, en 2004 et 2007. Il s’est vu contraint, aussi, de remercier deux entraîneurs, l’icône Jan Ceulemans, qu’il avait rappelé à Bruges, puis son successeur Emilio Ferrera.

Michel D’Hooghe demeurera membre du Conseil d’Administration. Il assurera l’intérim jusqu’au 30 juin 2009. Son successeur devrait être l’architecte Pol Jonckheere, son vice-président, actuellement seul candidat.