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Michel Preud'Homme va faire son retour au Standard. Il quitte sa fonction de manager des relations commerciales du Benfica de Lisbonne pour revenir entraîner les Standardmen. Il confirme l'information et explique son bonheur de revenir à Sclessin.

{Q.}Michel, votre retour à Sclessin s'assimile à un fantastique cadeau que vos dirigeants viennent de faire aux supporters du Standard

{R.}Je ne démentirai pas. Notez que je me demande qui d'eux ou de moi, est le plus heureux.

{Q.}Depuis quand êtes-vous en Belgique?

{R.}Je suis arrivé à Liège mercredi midi. Je reprends l'avion ce jeudi soir afin de régler les ultimes détails de mon déménagement. Je reviens chez moi, dans mon pays, dans ma ville. J'éprouve une drôle de sensation en prenant conscience de cette réalité. C'est bizarre à dire mais Sclessin fait, à nouveau, partie de mon quotidien, désormais.

{Q.}Si tant est que vous ayiez jamais oublié le Standard et tout ce qu'il représente pour vous

{R.}C'est évidemment impossible. Mais là, c'est concret, palpable. J'ai toujours déclaré que trois formations comptent vraiment pour moi: le Benfica Lisbonne, à qui je viens de consacrer six années et demi de ma vie, le FC Malinois, qui m'a relancé après ma suspension, et, naturellement, le Standard. Mon retour en Belgique passait impérativement par l'un de ces deux derniers clubs. Pour rien au monde, je n'aurais mangé ma parole. En ce sens, l'offre du Standard tombait donc à pic.

{Q.}En quoi consiste-t-elle précisément?

{R.}Je suis son nouvel entraîneur. Mon contrat porte sur trois saisons et demi.

{Q.}A quand remontent les premiers contacts avec Luciano D'Onofrio?

{R.}Officiellement? A une semaine. Informellement? A pas mal de mois (rires). Luciano est quelqu'un d'obstiné. Il est malaisé de lui résister. Plus sérieusement, j'ajouterais qu'il connaissait, surtout, ma situation au Benfica Lisbonne. Le changement de président m'a placé dans une position quelque peu délicate dans la mesure où cette nouvelle équipe de dirigeants amenait quelqu'un possédant le même profil de fonctions que moi. En outre, les finances du Benfica ne sont pas florissantes. Mon départ permet d'alléger l'importante masse salariale du club. Au Standard, j'aurais pu aussi embrasser un rôle de directeur sportif taillé sur mesure pour moi. Mais le terrain me manquait trop. Cela fait un an et demi que je vis dans des avions ou dans mon bureau. Depuis tout ce temps, j'ai presque oublié que l'herbe d'une pelouse est verte. C'était trop pour moi.

{Q.}En quoi ce projet Standard{Q.} vous plaît-il autant?

{R.}Pour les raisons sentimentales que je viens d'énoncer, mais, également, parce que je crois en cette équipe. Elle est soutenue par une formidable base, populaire et technique. Sclessin possède un public extraordinaire qu'il me tardait de retrouver et pour lequel, surtout, tu as envie de te défoncer. Quant au staff avec lequel je vais travailler, il est, aussi, de grande qualité. Nous allons faire du bon boulot tous ensemble. Quant aux joueurs, je les découvrirai mieux lors du stage que nous effectuerons en Espagne, au début du mois de janvier.

© La Libre Belgique 2000