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Ça chauffe entre le Standard et Anderlecht ! En cause, le dossier Batshuayi. Ce n’est plus un secret depuis longtemps : le Sporting veut l’attaquant de 19 ans. Tant Roland Duchâtelet, il y a 10 jours, qu’Herman Van Holsbeeck, lundi, ont confirmé qu’Anderlecht avait demandé au Standard si un transfert était envisageable et que la réponse était non. Là où les versions divergent, c’est sur la suite donnée au refus du président "rouche".

D’après Herman Van Holsbeeck, Anderlecht a laissé tomber et n’a pas fait de proposition. D’après nos informations, des entrevues ont pourtant eu lieu avec les représentants de Michy Batshuayi la semaine qui a suivi le refus du Standard. Et la direction liégeoise en a eu la confirmation !

"Lundi, le président Duchâtelet a rencontré José de Medina, le conseiller de Batshuayi, qui lui a donné les chiffres qu’Anderlecht propose à Michy. Il n’y a pas de trace écrite, évidemment, mais nous avons donc la confirmation qu’Anderlecht a bel et bien fait une offre concrète au joueur, malgré le démenti d’Herman Van Holsbeeck", déclare Pierre Locht, team manager mais aussi juriste du Standard. "Nous étudions maintenant la possibilité d’attaquer Anderlecht, qui a violé les règlements de l’Union belge et de la Fifa en négociant pour un joueur sous contrat et sans l’accord du club où il est sous contrat."

La direction liégeoise redoute qu’Anderlecht utilise avec Michy Batshuayi la stratégie qui avait été utilisée avec Ronald Vargas, que Bruges ne voulait pas non plus laisser partir chez son rival bruxellois. Le Vénézuélien avait alors menacé d’utiliser la loi de 78 et, plutôt que de n’avoir qu’une très petite somme d’argent, la direction flandrienne avait fini par collaborer à un transfert et par accepter l’offre du Sporting bruxellois.

"Le Standard déplore ce genre de pratique contraire à l’éthique sportive, surtout venant d’un club qui se fait passer pour un exemple en matière d’éthique", poursuit Pierre Locht. "Mais que ce soit clair : ce n’est pas encore à l’ordre du jour et nous n’avons d’ailleurs aucun souci avec Batshuayi, mais même s’il y a menace, et donc chantage, d’utiliser la loi de 78, nous n’accepterons pas d’offre d’Anderlecht."

Et si Michy Batshuayi va au clash et rompt son contrat unilatéralement ?

" Je ne vois pas pourquoi Michy irait jusque-là. Il est reconnaissant envers le Standard : il est venu chez nous après avoir été jeté d’Anderlecht, il a été bien formé et il a reçu sa chance. Le Standard a tout fait pour qu’il se sente bien. Si son discours change demain ou après-demain, nous ne serions pas dupes quant à l’origine de ce changement. Mais s’il rompt son contrat, Anderlecht ne pourra pas le recruter puisqu’il y a un ‘gentlemen’s agreement’ entre les clubs belges pour ne pas prendre un joueur qui a obtenu sa liberté grâce à la loi de 78", conclut le team manager du Standard.