Football

La France part favorite contre l'Eire pour les barrages européens du Mondial-2010 de la zone Europe, match aller samedi à Dublin, comme la Russie contre la Slovénie et le Portugal contre la Bosnie, même si les Lusitaniens sont privés de leur vedette, Cristiano Ronaldo.

La Grèce et l'Ukraine s'affrontent dans le quatrième et dernier barrage, le plus indécis. Les matches retours auront lieu mercredi.

Russie - Slovénie: David contre Goliath La Russie d'Andrei Arshavin brille plus sur le papier que la modeste Slovénie, dont pas un seul joueur n'évolue dans les grands clubs européens. En plus du petit génie d'Arsenal, la Russie aligne d'excellents joueurs comme les attaquants Roman Pavlyuchenko (Tottenham) et Pavel Pogrebnyak (Stuttgart). La Russie compte surtout sur la main heureuse du sélectionneur néerlandais Guus Hiddink, demi-finaliste des Mondiaux 1998 (Pays-Bas) et 2002 (Corée du Sud), l'homme qui a conduit la Russie dans le dernier carré à l'Euro-2008. En face, la vedette slovène s'appelle Milivoje Novakovic et joue au FC Cologne. Mais la Slovénie peut s'appuyer sur sa défense de fer (quatre buts encaissés en douze matches qualificatifs), et son envie. "On ne peut pas imaginer ce qu'un tel exploit représente pour une si petite nation", dit Novakovic. La Slovénie a déjà participé à un Mondial, en 2002 (et à l'Euro-2000).

Grèce - Ukraine: Courir après l'Âge d'Or. Le barrage a priori le plus indécis oppose deux équipes qui courent après leur grand moment. La Grèce vit toujours dans le souvenir immortel de son Euro-2004 remporté à la surprise générale, avec l'Allemand Otto Rehhagel, toujours sélectionneur. Il reste quelques glorieux héros d'il y a six ans, comme Sotiris Kyrgiakos, Costas Katsouranis, Giorgos Karagounis ou Angelos Charisteas, mais la magie semble ne plus opérer. En face, l'Ukraine aligne une équipe mixte avec ses vieilles gloires, Andrei Shevchenko et Anatoly Tymoshchuk, et la jeune garde, autour d'Artem Milevsky et des jeunes du Shakhtar Donetsk, vainqueur de la C3 2009: Vyacheslav Shevchuk, Dmitry Chygrynsky (passé au FC Barcelone) ou Alexei Gai.

Eire - France: Enfer vert et supériorité bleue La France possède une meilleure équipe que l'Eire, de l'avis des Irlandais eux-mêmes, mais le célèbre +fighting spirit+ des Verts pourrait contrarier, en deux matches, des Bleus qui semblent enfin trouver leur équilibre mais ont raté leurs éliminatoires, perdant en Autriche et ne parvenant pas à battre la Roumanie, des équipes moins redoutables que l'Eire. Raymond Domenech, le sélectionneur français, est en outre privé de Franck Ribéry (blessé), un de ses meilleurs joueurs. Vieux routier du football, le sélectionneur italien de l'Eire, Giovanni Trapattoni, va utiliser toutes ses ficelles pour contrarier les Français, comme il l'a fait contre l'Italie (1-1 et 2-2) en qualifications.

Portugal - Bosnie: Jouer sans Ronaldo Finaliste de l'Euro-2004, demi-finaliste du Mondial-2006, quart-de-finaliste de l'Euro-2008, le Portugal part largement favori face à la petite Bosnie, qui n'a encore pas disputé un seul grand tournoi. Mais Carlos Queiroz est privé de son meilleur joueur, Cristiano Ronaldo, blessé, et doit revoir ses plans. La Bosnie mise tout sur son carré magique, ses attaquants +allemands+, Edin Dzeko (Wolfsburg) et Vedad Ibisevic (Hoffenheim), le défenseur central et capitaine Emir Spahic (Montpellier), et le sélectionneur croate Miroslav Blazevic (74 ans), l'homme qui avait conduit la Croatie en demi-finale du Mondial-1998.