Football Le deal pour le milieu japonais coûtera entre 3 et 3,5 millions à Anderlecht.

Pour succéder à Sofiane Hanni, Anderlecht tente un coup à la… Sofiane Hanni. Avec Ryota Morioka, le Sporting ose exactement le même pari qu’il y a 18 mois quand il avait recruté l’Algérien au FC Malines : la révélation de Pro League grâce à des statistiques affolantes et une certaine expérience du football suite à un parcours atypique.

Le deal entre Waasland-Beveren et Anderlecht est pratiquement réglé : Morioka (26 ans) arrivera sous forme d’un prêt de 6 mois avec une option d’achat obligatoire. Le package total (location + transfert définitif cet été) rapportera entre 3 et 3,5 millions aux dirigeants waeslandiens. Il signera un contrat de 3,5 ans.

Si c’est une très mauvaise affaire sportivement pour Beveren en pleine course aux playoffs 1, c’est une excellente affaire financière pour un joueur acheté 275.000€ au début de l’été dernier au Slask Wroclaw en Pologne. Une clause dans le contrat de Morioka inquiétait aussi beaucoup au Freethiel : au mercato estival, il avait le droit de partir pour seulement 1,5 million.

La formule proposée par la direction anderlechtoise permettait à Beveren de tirer profit de la magnifique première partie de saison de Morioka. Et de son côté, le RSCA restait dans les limites financières imposées pendant ce mercato hivernal. Bref, du win-win réglé en grande partie par Mogi Bayat.

Reste maintenant une question cruciale : Morioka parviendra-t-il à faire oublier directement Hanni au Parc Astrid ? Au niveau purement statistique, le Japonais (7 buts et 11 assists en Pro League cette saison, une action décisive toutes les 118 minutes) est encore plus performant que l’Algérien (8 buts, 6 assists, une action décisive toutes les 128 minutes).

S’il arrive à Anderlecht au même âge (à quelques mois près) qu’Hanni, Morioka présente un style de jeu différent. Là où l’Algérien était parfois un peu individualiste en essayant de faire la différence par sa technique et son explosivité, le Japonais cherche plutôt la solution collective. Il suffit presque de mentionner leur idole absolue dans le football pour situer la nuance entre ces deux joueurs : Zidane pour Hanni et Iniesta pour Morioka.

Toutes proportions gardées, Morioka se rapproche plus du jeu pratiqué par le FC Barcelone. C’est d’ailleurs aussi celui qu’Hein Vanhaezebrouck apprécie tant. Qualifié d’ouvert par ses équipiers et maîtrisant bien l’anglais, le Japonais espère confirmer sa flatteuse réputation dans le premier grand club de sa carrière, histoire aussi d’être retenu pour le Mondial.