Football

Les Hurlus ont reçu leur licence pour évoluer en D1 la saison prochaine. "Nous étions confiants", souriait Nicolas Cornu, le porte-parole du RMP. "Mais tant que nous n’avions pas l’avis officiel, nous avions toujours un doute. La Commission des licences a rendu son avis motivé sur cinq pages. Et dans ces cinq pages, elle balaye les doutes émis par les clubs qui contestaient notre dossier."

Doute que les responsables d’OHL ont toujours puisqu’ils ont d’ores et déjà déclaré qu’ils comptaient aller devant la Cour belge d’arbitrage du sport . "Mouscron appartient à des agents et le club essaye de masquer la réalité peu importe la manière", a commenté Chris Vandenbroeck, le porte-parole de l’OHL.

Le RMP ne se laissera pas faire, comme il l’a annoncé dans son communiqué : "Des clubs […] ont tenté d’influencer par des déclarations mensongères et campagne de dénigrement, ceux qui sont en charge d’une décision. Nous ne laisserons pas ce comportement dommageable prospérer sans réaction adéquate."

L’appel lancé par OHL auprès de la CBAS ne va entraîner qu’un report de certains dossiers propres au RMP, qui aurait bien aimé les conclure rapidement comme le staff pour la saison prochaine, le noyau, la pelouse ou encore le sponsoring. Mais la CBAS ne devrait pas, elle, laisser traîner les choses…

Plusieurs autres clubs de Pro League ont obtenu le feu vert de la part de la Commission des licences ce mardi, en décrochant la licence pour évoluer la saison prochaine en D1A : le Standard, Courtrai, Zulte Waregem et Saint-Trond. Le Standard et Courtrai ont également la licence permettant de disputer des matches européens. Deux clubs de l’actuelle D2, l’Antwerp et l’Union saint-gilloise, ont également obtenu leur licence pour la D1A et la D1B.


Le White Star recalé

Comme on s’y attendait, le White Star n’a donc pas obtenu sa licence. Il est le seul cercle du Top 8 dans cette situation, alors que le club de John Bico pourrait encore être champion. Bien entendu, le White Star a désormais le droit de faire appel devant la CBAS pour tenter d’obtenir sa licence, scénario pour lequel il avait déjà dû opter la saison dernière…

Cette fois-ci, cela s’annonce plus compliqué pour les Etoilés qui, après avoir multiplié des retards de paiement dans le salaire des joueurs par le passé, ont aussi accumulé pas mal de dettes; on parle de 6 millions d’euros de dettes courantes. Mais le coup fatal fut porté il y a quelques jours, lorsque la commune de Molenbeek a rompu la convention d’occupation du stade Machtens avec le White Star, suite à de nombreux manquements dans les obligations du club envers les autorités communales. Du coup, difficile de prétendre à une licence pro alors qu’on ne sait pas où le club va évoluer…

Un club qui se fait discret et semble vouloir renouer le contact avec la commune, lui, qui affirmait lundi matin encore : "On reste confiant, même très confiant; nous ne sommes pas inquiets pour la licence."

A moins qu’il ne trouve un autre point de chute dans les prochains jours…