Football C’est officiel : Paul-José Mpoku renforce le noyau, deux semaines après Pocognoli.

Deux semaines et demie après le retour de Sébastien Pocognoli, le Standard est parvenu à boucler le transfert d’un autre ancien de la maison, Paul-José Mpoku. Le club a versé un million et demi d’euros au Chievo et offert un contrat portant sur les cinq prochaines saisons (dont une en option) à l’ailier. "Si je reviens un jour, c’est pour le bon projet : remporter le titre et apporter l’expérience que j’aurais acquise à l’étranger", nous disait-il en octobre dernier.

Visiblement, ce moment était arrivé.

1. Comment s'est déroulée cette journée ? 

Après avoir profité du soleil de l’île de Kos, Paul-José Mpoku est rapidement rentré en Belgique. Ce lundi, en tout début de matinée, il a quitté son domicile de Verviers pour se rendre à Sclessin et négocier les derniers termes de son contrat. Une simple formalité car, moins d’une heure plus tard, il quittait, en compagnie de son agent, les bureaux pour monter dans la voiture de Ludo Depreter, le responsable des kinés. Les traditionnels tests médicaux n’ont, sans surprise, rien remis en question et l’officialisation de son arrivée a pu intervenir en début de soirée, juste après avoir donné une interview à la télévision officielle du club.

2. Quelle trajectoire depuis son départ ? 

Il y a deux ans et demi, Paul-José Mpoku rejoignait, sous forme de prêt, Cagliari lors des derniers moments du mercato hivernal. Une première expérience à l’étranger chez les professionnels réussie, avec quatorze titularisations, trois buts et deux passes décisives. Un superbe bilan personnel qui avait séduit l’AS Rome. Une rencontre avec le directeur sportif local avait même été organisée mais l’affaire n’avait pu se conclure à cause d’un problème avec un intermédiaire. Logiquement déçu, le Verviétois paraphait finalement un contrat au Chievo. "Toutes proportions gardées, c’est comme si on vous proposait un restaurant étoilé pour finalement vous emmener au snack", disait-il.

Le club de Vérone avait déboursé près de quatre millions d’euros au Standard (qui disposait de vingt pour cent de la future revente) pour officialiser la transaction mais une blessure dès la première rencontre et une relation très difficile avec l’entraîneur (Rolando Maran) l’empêchaient de s’exprimer comme il l’aurait souhaité. "Avec ce coach, tu étais un peu mis de côté lorsque tu ne faisais pas partie de ses titulaires potentiels. Le Chievo m’a dégoûté du football."

À l’époque, déjà, son nom circule à Sclessin. "Mais ce n’était pas le bon moment", avouera-t-il, a posteriori. Le Panathinaikos, qui avait déjà tenté de le recruter six mois plus tôt, décrochait une location de douze mois. En Grèce, il a retrouvé ses meilleures sensations (quatre buts, quatre passes décisives toutes compétitions confondues) et était considéré comme l’un des pions inamovibles du onze de base. Les dirigeants locaux auraient bien aimé prolonger son séjour mais des difficultés financières ont eu raison de cet espoir.

3. Est-il déjà en bonne condition physique ? 

Les supporters ne doivent pas s’attendre à le voir entamer la rencontre amicale face à Dudelange, mercredi soir. Peut-être l’opposition face à Hoffenheim, samedi après-midi, servira-t-elle de décor à son véritable retour en Cité Ardente.

Pour autant, Paul-José Mpoku n’est pas à la rue sur le plan physique. Il a déjà travaillé sa condition durant l’été sous la tutelle de Carlos Rodriguez. L’ancien préparateur physique du Standard a fait suer l’ailier et quelques autres noms connus du ballon rond, comme Mehdi Carcela, Joris Kayembe, Martin Remacle ou encore Dolly Menga.

Il est également apparu à son aise, il y a trois semaines, lors de la désormais traditionnelle opposition entre Verviers et Bruxelles. Il avait disputé septante minutes de cette rencontre et enchaîné les sprints, sans donner le sentiment de souffrir. Tout en frappant deux magnifiques coups francs, de quoi terroriser tous les gardiens de la Jupiler Pro League au cours de la saison…