Football

Alors qu’Eusebio Di Francesco avait assuré que "Radja Nainggolan serait titulaire contre l’Inter Milan", la perspective de voir le Diable, ce dimanche sur la pelouse de San Siro, a fortement diminué. 

Il n’est cette fois pas question d’une sanction disciplinaire après sa sortie de la Saint-Sylvestre sur les réseaux sociaux qui lui avait valu un séjour en tribune contre l’Atalanta, mais bien d’un départ vers la Chine.

Les représentants de Guangzhou Evergrande ont profité de la trêve en Italie pour considérablement accélérer sur le dossier. Au point, selon la Gazzetta dello Sport, d’avoir convaincu les dirigeants de l’AS Roma, d’abord réticents sur le dossier mais qui se seraient vus offrir 50 millions d’euros, soit 10 de plus que le prix affiché à la base.

Restait ensuite à persuader le joueur de rejoindre la Chine. Ce que Fabio Cannavaro, fraîchement débarqué pour diriger les septuples champions en titre, est visiblement parvenu à faire, exposant minutieusement son projet mais surtout la rémunération qui l’accompagne.

En Chine , un salaire de 12 millions d’euros par an attendrait Nainggolan qui en touche 3,2 depuis sa prolongation de contrat. De quoi faire fortement réfléchir le joueur qui, à 29 ans, se trouve un peu plus proche de la fin que du début de sa carrière et qui, derrière Witsel, une piste qui a été creusée mais vite abandonnée par Guangzhou, deviendrait le deuxième Diable le mieux payé au monde. Ses origines indonésiennes lui permettraient aussi de ne pas prendre la place de l’un des trois joueurs étrangers sur la feuille de match.

Les chiffres qui circulent dans ce dossier donnent d’ailleurs le vertige : en vertu de la réglementation qui contraint les clubs qui dépensent plus de 6 millions pour un transfert à verser la même somme à un fonds national de développement des jeunes joueurs locaux, le montant total de l’opération s’élèvera à 94 millions. Du jamais vu pour un Belge.