Football

Dans le vestiaire des Diables, en ce jour de retrouvailles, la plupart des conversations tournaient autour d’un seul sujet : l’absence de Radja Nainggolan. Vendredi, à chaud, le joueur avait annoncé sa retraite internationale au Nieuwsblad avant de se raviser. Il avait aussi tenu des propos très cash : "J’ai failli péter un plomb quand Martinez m’a annoncé ma non-sélection au téléphone. Les retards ? C’est toujours moi la tête de Turc. À 29 ans, je ne veux plus qu’on joue avec mes pieds."

Il y a un évident problème relationnel entre les deux hommes et à l’heure actuelle, les chances du Romain d’aller en Russie sont en forte baisse. Pour mieux comprendre, mettons-nous dans la tête des deux principaux acteurs de ce conflit.

Depuis son entrée en fonction, Roberto Martinez a manqué de clarté quand il fallait évoquer les problèmes liés à Nainggolan. Cela a commencé avec sa blessure, la saison dernière. Vendredi, le sélectionneur a encore été assez flou, mais il a pour la première fois évoqué un problème de comportement : "Sa concentration n’était pas optimale lors du dernier rendez-vous. Et il était en retard à la théorie d’avant-match en Estonie…" Martinez marche sur des œufs : publiquement, il ne veut pas attaquer trop vivement le joueur. Mais cela engendre une forme d’incompréhension dans le chef des observateurs et du public.

Une analyse signée Benoît Delhauteur.