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Alors qu’il était encore sur le terrain d’entraînement de Malines lundi après-midi, Aleksandar Jankovic franchissait la porte de la salle de presse du stade de Sclessin ce mardi à 14 heures dans son nouveau costume de T1 du Standard.

A 44 ans et après deux ans passés à Malines, celui qui était jadis l’élève de Slavo Muslin va vivre sa première expérience à la tête d’un grand club… belge.

A quand remontent les premiers contacts ?

Pour le contrat que j’ai signé ce mardi matin, les contacts ont été noués lundi soir. Pour le reste, j’étais déjà en contact avec le Standard depuis 2014.

Vous quittez Malines où votre situation était stable pour le Standard. Est-ce un risque ?

Le plus grand risque est de ne pas en prendre ! Je remercie Malines pour ces deux superbes saisons. Mais il est arrivé le moment pour moi de prendre des décisions et mes responsabilités. Le Standard m’a appelé et j’ai été rapidement séduit. J’ai pour habitude de dire à mes joueurs qu’ils doivent sortir de leur zone de confort. C’est ce que j’ai fait. J’avais une situation tranquille à Malines mais un grand club a frappé à la porte.

Que représente le Standard à vos yeux ?

C’est un immense honneur d’avoir été choisi par des personnes qui me connaissent et qui veulent travailler avec moi. Je me suis directement vu à 100 % dans le projet qui m’a été présenté. Ma motivation pour gagner quelque chose est immense.

Qu’allez-vous apporter ?

Tout ce que j’ai. Soit je me donne à fond, soit je ne viens pas. J’entends injecter ma mentalité, ma discipline et ma motivation. Je suis exigeant mais je ne demande jamais à mes joueurs de réaliser quelque chose que je n’ai jamais fait.

Quel est votre objectif ?

Gagner contre Genk. Mes ambitions, elles se calquent sur celles du club. Ce n’est pas parce qu’un nouveau coach arrive que les ambitions changent. Vous connaissez le calendrier comme moi; je ne vois pas plus loin que le prochain match.

L’attente des supporters est énorme. Sentez-vous la pression ?

On exige du Standard et de son coach qu’ils gagnent. La pression, j’y ai été habitué à l’Etoile rouge, un club qui draine plus de 3 millions de fans.

Quelles sont vos impressions sur l’équipe ?

C’est délicat de répondre car cela pourrait être pris comme des critiques envers mon prédécesseur que je respecte. Néanmoins, il y a une belle marge de progression. Je vais essayer de booster les joueurs.

Quel système allez-vous prôner ?

Il peut évoluer. A Malines, il y en a eu plusieurs. C’est la générosité des joueurs dans l’effort qui compte.