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L’histoire internationale d’Önder Turaci est compliquée, longue à se décanter et, enfin, terminée. Pourtant, elle peut se résumer simplement. Le joueur a toujours préféré la Turquie à la Belgique, davantage en raison de la confiance qu’il ressentait plutôt que d’une vraie fibre patriotique plus prononcée pour un pays que pour l’autre. La fédération turque a toutefois commis plusieurs erreurs administratives et, par ce fait, la fédération belge a eu l’opportunité de s’attirer le joueur, plusieurs fois désireux de jouer à ce niveau. Parce que le joueur était mal informé et parce que René Vandereycken s’est montré borné, il n’a jamais rejoint les Diables Rouges. Et quand la Fifa a revu ses règlements en juin, il a enfin pu rattraper les erreurs commises par les Turcs et rejoindre cette sélection.

En attendant, le constat est là : la Belgique cherche désespérément un back droit de niveau international. Elle aurait pu en disposer avec Önder Turaci, mais il évoluera avec l’adversaire ce soir. "Si Fatih Terim me fait confiance ce samedi, je crois que ce sera davantage dans l’axe qu’à droite", suppose Önder Turaci.

Depuis le retour de Christoph Daum, le coach allemand qui lui avait permis d’exploser à Fenerbahçe, c’est en effet dans l’axe qu’il s’exprime le plus souvent. Sur une partie de match, il pourrait y retrouver Emile Mpenza. "Il est repris au moins ?, nous interroge-t-il. Avec Daniel Van Buyten, c’est le seul que je connais vraiment. J’ai aussi joué contre Sonck. Ah, il est blessé ? Après toutes les péripéties que j’ai connues, ce match sera particulier. Ça reste mon pays d’origine contre la nation où j’ai grandi, où j’ai été éduqué et dans laquelle j’ai baigné jusqu’à 23 ans. Et puis, je n’en veux à personne pour ce qui s’est passé. Le plus important est que ce soit derrière moi et que je puisse enfin jouer à ce niveau."

Il avait assisté au match aller à Istanbul : "Les Diables avaient été consistants en pratiquant un jeu fermé basé sur les contre-attaques. Depuis, ça a tourné beaucoup moins bien. L’arrivée du nouveau sélectionneur va certainement leur apporter un surplus de motivation. Nous n’en tenons pas compte : on doit gagner."