Football

Une rumeur a enflé mercredi : certains cadres du vestiaire péruvien auraient décidé de boycotter le médian de Charleroi lors de Pérou-Islande.

On ne s'en rend peut-être pas bien compte en Belgique, mais au Pérou, la sélection ou non pour le Mondial de Cristian Benavente agite tout un pays. Un peu comme celle de Radja Nainggolan avec les Diables en Belgique (les frasques en moins...).

Sélectionné par Ricardo Gareca, le sélectionneur péruvien, pour la première fois depuis un an et demi, lors des matches amicaux de ce mois de mars, le médian de Charleroi a joué environ 25 minutes à chaque fois, face à la Croatie (victoire 2-0), le 24 mars, puis contre l'Islande (victoire 1-3), dans la nuit de mardi à mercredi.

Sur les réseaux sociaux péruviens, les prestations assez discrètes de El Chaval (son surnom au pays), qui suscite énormément d'attentes depuis qu'il a été formé au Real Madrid, ont été largement commentées. Dans ces commentaires, certains se sont offusqués de voir que Benavente n'avait pas eu la chance de débuter un des deux matches, alors qu'il jouait sa (dernière?) chance pour le Mondial. Mais d'autres ont été encore plus loin. Une allégation selon laquelle les équipiers de Benavente refusaient volontairement de jouer avec lui a surgi sur Twitter et a rapidement pris de l'ampleur.

De nombreux supporters ont remarqué que Cueva, Farfan et Carillo, les cadors de la sélection péruvienne, essayant tant que possible de ne pas faire de passe à Benavente (qui, pour rappel, n'a pas participé à la campagne de qualification pour la Coupe du monde). Leurs propos ont rapidement été relayés par... tous les grands médias péruviens, malgré un tweet de Renato Tapia, le médian de Feyenoord, qui a répondu à supporter qui laissait entendre que Benavente était laissé de côté par ses équipiers : « Ne lance pas de rumeurs mon frère et sois content, l'équipe a gagné». Mais il était déjà trop tard, Benavente est devenu LE sujet de conversation de toutes les discussions, au Pérou. Et sa tête faisait la Une de tous les sites d'information.

Ces rumeurs, qu'elles soient fondées ou pas, relancent évidemment le débat : Benavente doit-il aller en Russie ? « On doit analyser ce qui est le mieux pour l'équipe. Nous l'avons vu s'entraîner avec beaucoup d'enthousiasme et on connaît ses qualités », a indiqué Gareca en conférence de presse, mercredi, après le match très convaincant de ses hommes. « L'équipe se trouve les yeux fermés et joue bien ensemble », a pour sa part expliqué le joueur. « Mes équipiers se connaissent bien de m'adapter au système de jeu de la sélection. »

Pour voir la Russie, El Chaval n'a donc pas le choix : il doit faire de gros PO1 avec Charleroi. Mais vu qu'il ne revient que ce jeudi des États-Unis, où le Pérou jouait ses matches amicaux, il est plus que probable qu'il manque le premier rendez-vous, au Standard, ce vendredi soir...