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Lorsqu’on connaît les conditions particulières dans lesquelles le déplacement à Roulers s’est préparé, on s’imaginait difficilement que les Hurlus puissent offrir une ultime victoire à leurs supporters et pourtant "Avant la rencontre, j’avais le sentiment que les joueurs allaient tout mettre en œuvre pour réussir quelque chose", expliquait le coach des Hurlus. "Mais j’avais un doute sur les capacités de cette équipe à prendre l’avantage sur une formation habituée aux matches de Division 1. Mais avec le courage et un peu de réussite, que nous avons su forcer, mes joueurs ont réussi l’incroyable. C’est une belle récompense pour ces jeunes qui ont donné tout ce qu’ils avaient pour offrir une dernière victoire à leurs supporters."

De l’autre côté, Dennis Van Wijk ne pouvait que constater les dégâts après cette nouvelle défaite. "C’est dramatique, nous avons vécu un véritable scénario catastrophe", estimait l’entraîneur roularien . "En début de rencontre, nous étions endormis et les Mouscronnois en ont profité pour faire la différence. Même lorsque nous avons bénéficié d’un penalty, nous n’avons pas été capables de le transformer."

On s’en doute, l’émotion était au rendez-vous pour nombre de Mouscronnois. Ainsi, Mamadou Diakité était très ému à l’issue de la partie, la dernière en D1, sauf miracle, de l’Excelsior Mouscron. "On s’était dit avant le match qu’il fallait se battre pour l’honneur du maillot", indiquait-il.

S’il y a une équipe B à Mouscron, elle a prouvé qu’elle avait des qualités et que si l’Excelsior est mort au niveau administratif, ce n’est pas du tout le cas sur le terrain.

Tout est désormais maintenant dans les mains du liquidateur. Les chances de poursuite des activités sont très minces mais, à Mouscron, l’espoir fait vivre. "Ce serait trop bête d’arrêter là", ajoutait encore Mamadou Diakité. "Tant que tout n’est pas fini, on se doit d’encore y croire. Ce serait un énorme gâchis et une grosse déception car j’ai trouvé à Mouscron des amis, une vraie famille. Je suis également en rage contre tous les clubs qui nous enfoncent et qui vont piller le "Futuro". Avec une telle mentalité, ce n’est pas étonnant que le football belge soit nulle part."