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Le Japon sera l'adversaire de la Belgique mardi à Bruges, en amical. "C'est encore un grand test pour nous contre l'une des meilleures sélections du monde", se réjouit le sélectionneur du Japon Vahid Halilhodzic.

En conférence de presse, lundi, à Bruges, les propos de l'entraîneur bosnien étaient un mélange d'admiration et de scepticisme par rapport au potentiel des Diables Rouges. "La Belgique possède l'un des meilleurs effectifs au monde au niveau individuel. Quand tu regardes l'équipe, ils ont des joueurs de qualité. Après, il faut voir: pour devenir une grande équipe, il faut une complémentarité entre les joueurs. Je ne sais pas ce qu'il se passe exactement dans leur groupe. Depuis quelques années, on parle beaucoup de cette équipe belge. Mais malgré ses qualités individuelles, elle n'a encore rien gagné", a analysé Halilhodzic.

"Dans un même match, les Belges sont capables de faire dix-quinze minutes de grande qualité et puis de connaître un passage à vide. Ils sont capables de battre n'importe quelle équipe au monde, mais aussi de perdre contre une petite équipe...".

Selon 'Coach Vahid', "la Belgique fait partie des quatre-cinq meilleures sélections au monde. J'ai entendu qu'il y avait eu pas mal de polémiques après leur dernier match. Ils seront peut-être un peu vexés et voudront essayer de montrer une autre image contre nous. Nous devons être prêts."

Sans dévoiler ses plans, Halidhozic a annoncé qu'il effectuera peu de changement par rapport à l'équipe battue 1-3 par le Brésil vendredi. "Il y aura peut-être deux ou trois changements. Je ne peux certainement pas changer une dizaine de joueurs pour un match contre une équipe comme la Belgique."

Interrogé sur l'attitude que l'équipe aura, Halilhodzic a répondu: "tu peux jouer avec un bloc haut, au milieu ou bas. Mais ça ne dépend pas que de toi, ça dépend de l'adversaire. Cela s'appelle la maîtrise du jeu. C'est le jeu qui décide, pas Vahid... On ne peut pas dire 'à partir de la 8e minute, on presse comme ça'. Presser est un acte collectif. Il faut beaucoup travailler. Presser haut, c'est bien, mais tout le monde doit être appliqué et bien en place. Une équipe comme le Brésil ou la Belgique peut sortir très rapidement."

Halilhodzic avait affronté la Belgique au Mondial 2014 alors qu'il était sélectionneur de l'Algérie. "Nous avions failli gagner: jusqu'à la 70e minute, on menait. Puis nous sommes descendus trop bas et la Belgique en a profité. On a perdu la maîtrise du jeu et eu peur de gagner", se souvient l'entraîneur.