Football Le défenseur sera au mieux sur le banc ce mercredi soir. Explications.

L’époque où son nom était systématiquement couché en premier sur la feuille de match par le manager de Manchester City apparaît lointaine. Ce mercredi soir, Vincent Kompany observera au mieux ses coéquipiers du banc de touche, au pire depuis les tribunes de Louis II.

Impensable il y a encore quelques mois, la situation en serait presque devenue banale. Mais tout aussi inquiétante. Depuis le dernier rassemblement des Diables début novembre, Kompany ne compte que deux apparitions. À chaque fois contre Crystal Palace avec 37 minutes en championnat le 19 novembre et 90 en Cup le 28 janvier dernier. Entre les deux, une nouvelle blessure au genou droit avec une reprise des entraînements début janvier. Depuis ? Un nouveau pépin physique début février dont la nature n’a même pas été communiquée par son club.

Si le relancer dans l’un des matches les plus importants de la saison face à l’attaque la plus prolifique d’Europe aurait été un vrai cadeau empoisonné, l’aligner dans le match d’avant, sur le terrain d’une équipe de Middlesborough plus concernée par son maintien en Premier League que par une place en demi-finale de Cup, apparaissait hautement envisageable. Au lieu de cela, le défenseur, qui avait fait le déplacement, ne figurait même pas sur le banc. Avant cette rencontre, Pep Guardiola avait préparé le terrain.

"Je pense qu’il a toutes les qualités. Mais, évidemment, il y a beaucoup de choses que nous avons travaillées à l’entraînement où il n’a pas été présent. Pour le moment, nous avons des matches tous les deux ou trois jours donc nous n’avons pas spécialement beaucoup de temps", avait précisé le Catalan. "Nous devons voir comment il joue mais il est tellement intelligent et je pense qu’il comprend parce qu’il est toujours curieux en termes de jeu et demande pourquoi nous faisons une chose et pas une autre. Il veut revenir aussi vite que possible."

Que le technicien avance des raisons tactiques plus que physiques est révélateur d’une nouvelle réalité qui s’est dessinée et qui fait de Kompany, à l’instant I, un quatrième choix dans un secteur de jeu où Stones, Otamendi et Kolarov se partagent le temps de jeu. Les deux premiers sont d’ailleurs favoris pour débuter au cœur d’une défense qui a terminé six de ses dix derniers matches avec sa cage inviolée et qui n’a cédé qu’une fois en quatre rencontres depuis l’aller. Et Kompany dans tout cela ? Guardiola reste persuadé que son capitaine "peut aider l’équipe d’ici à la fin de la saison".

Reste maintenant à savoir quand…