Football Jamais les Diables n’ont été autant en confiance au moment d’aborder la phase d’élimination directe. Analyse de leurs atouts, à la lumière des explications de Roberto Martinez et de ce qu’on a vu, de Sotchi à Kaliningrad

C’est le début des choses sérieuses. Jusqu’où iront les Diables ? Cest la question à un million d’euros (ou plutôt à 445.000, soit la prime de chaque joueur).

Le 11 juin, après le succès aisé contre le Costa Rica, dans la salle de presse surchauffée du Stade Roi Baudouin, Roberto Martinez avait déjà pointé la fin de la phase des groupes comme un moment important : "Je ne pourrais vous dire qu’après nos trois premiers matches ce que nous pourrons viser dans ce tournoi."

Jeudi dernier, dans la salle de presse trop climatisée de Kaliningrad, on a donc posé la question au sélectionneur. "On a réussi à gagner trois matches : dans un Mondial, ce n’est pas simple. Maintenant, on doit aborder les choses étape par étape. Il faut penser qu’on peut affronter n’importe quelle équipe."

Le sélectionneur n’a pas voulu dire qu’il visait, comme les dirigeants de l’Union belge, une demi-finale. Parce qu’il ne veut surtout pas donner l’impression de mépriser le Japon, comme l’ensemble de la Belgique du foot avait méprisé le pays de Galles il y a deux ans. A-t-il les moyens de ses ambitions ? Voici sept arguments qui nous donnent envie de répondre oui. Même si cela ne constitue aucune garantie de réussite, on a le sentiment que les Diables n’ont jamais été aussi forts au moment d’entamer la phase d’élimination directe.