Football

WIBRIN Il y a vingt-cinq ans, sur la pelouse du Stadio Olimpico de Rome, Michel Renquin s'inclinait, avec dix autres Diables, devant l'Allemagne de l'Ouest en finale de l' Europeo italien. Deux bonnes années auparavant, il avait assuré la relève de la dernière génération des Diables absents d'une phase finale d'un Championnat du Monde (1978, en Argentine).

Le bouillant Ardennais n'a jamais manié la langue de bois. Aujour- d'hui, les errements de l'équipe nationale font pousser à cet amoureux des Diables qu'il est resté un vigoureux coup de gueule : «Il serait bon que quelques anciens, fiers d'avoir hissé haut le pavillon de l'équipe nationale, se lèvent pour clamer tous ensemble leur ras-le-bol de voir les Diables aspirés par cette terrible spirale négative. On vient de rater deux qualifications d'affilée. De deux choses l'une: ou tous les Diables alignés depuis le mois d'août 2002 sont mauvais ou la personne qui s'en occupe n'est pas à la hauteur. Dans ce cas, elle doit tirer les conséquences de son double échec. Je le précise d'emblée: je ne connais pas Aimé Antheunis. Je ne me permets donc pas de porter sur lui le moindre jugement. Je constate simplement. En tant que supporter belge, j'adore l'équipe nationale. Je ne lui demande qu'une chose: qu'elle me fasse vibrer, haleter, qu'elle me rende fière d'elle. Depuis plus de deux ans, je me considère, moi le supporter, comme le dindon d'une bien triste farce. On ne cesse de me seriner que cette équipe est en construction, qu'elle se bâtit progressivement. Or que constate-t-on? Qu'elle stagne désespérément.»

Alors, Michel Renquin avance une solution: «Nous, les supporters, nous en avons marre de cette façon de travailler de l'équipe nationale. Qui, ces dernières années, a réussi les meil- leurs résultats avec les Diables? Qui a extirpé la Belgique d'une fameuse ornière? Robert Waseige! Je sais: il ne plaît pas à tout le monde. Mais, justement, monsieur Tout-le-Monde s'en fout, de ces éventuelles querelles de personne. Ce qu'il veut, c'est une équipe nationale qui plaise, qui gagne et qui se qualifie pour une compétition majeure. Je ne vois personne d'autre que Robert Waseige pour redresser, une seconde fois, l'équipe belge. Et le plus tôt sera le mieux!»

Du Michel Renquin chaud bouil- lant comme on l'aime...

© Les Sports 2005