Football

Colpaert, Petö, Verstappen, Citony et maintenant, Richard Culek. Le club molenbeekois semble décidément maudit en ce début de saison. Voici à peine douze mois, on avait stigmatisé le nombre élevé de blessés du côté du stade Machtens. Une série de contretemps musculaires avec des responsabilités assumées par le staff technique à l'époque. Cette fois, Albert Cartier et ses adjoints n'y peuvent pas grand-chose dans la mesure où les cinq absences pour longue durée sont toutes dues à des accidents.

Le dernier en date a eu lieu après sept minutes sur la pelouse semi-synthétique du Parc Astrid (ce que pointa d'emblée le docteur Kinnen). "Alors que je voulais récupérer le ballon qui m'échappa, la pointe de ma chaussure resta accrochée dans le tapis et tout le poids de mon corps est passé sur ma cheville et mon péroné. J'ai entendu un gros craquement et j'ai su dans la seconde que c'en était fini", soupirait, hier, Richard Culek.

Le premier examen passé à Bracops (en face du stade) révéla une fracture du péroné. Le Tchèque fut plâtré et ramené dans la nuit par son copain Patrick Nys à son domicile lommelois où l'attendait sa petite famille rentrée quelques heures plus tôt de Tchéquie.

Hier matin, le pompier de Grobbendonk se transforma en chauffeur et en garde-malade pour amener Richard à la clinique d'Asse avec une cheville qui avait doublé de volume. Le verdict délivré par le docteur Morelle fut implacable. "La fracture au niveau du péroné est nette et à un endroit pas trop épais qui ne nécessite pas d'opération. Par contre, mes ligaments interne et externe de la cheville sont déchirés."