Football Cet après-midi, le jeune Anthony Moris (22 ans), va disputer le premier Clasico de sa carrière à Anderlecht. Ayant pris le relais de Sinan Bolat depuis la sixième journée des playoffs et la visite de Courtrai à Sclessin.

En quatre rencontres disputées, Anthony Moris, qui deviendra le numéro un la saison prochaine, doit déjà faire face aux critiques pour ses buts encaissés notamment à Bruges, contre Genk et face à La Gantoise. On le sait, le public liégeois est exigeant avec ses portiers puisque le club entretient une véritable tradition de grands gardiens depuis des décennies.

Une chose est sûre, ce ne sera pas facile pour Moris de succéder à Sinan Bolat. Si le Turc n’a pas toujours été irréprochable, il a été érigé au rang de héros en 2009 lorsqu’il offre le titre au Standard suite à des prestations cinq étoiles ou encore lorsqu’il inscrit un but mémorable en Coupe d’Europe.

Contrairement à Bolat, Moris a été propulsé numéro 1 au moment ou l’équipe ne tournait absolument pas. Dès lors, c’est très délicat pour un portier de tirer son épingle du jeu lorsque rien ne tourne rond au club ! Ainsi, jeudi soir, Moris était au centre des critiques suite à son but encaissé, il est vrai, un peu trop facilement, face à Brüls.

De son côté, José Riga refusait d’accabler son gardien.

“Il est tombé dans un contexte relativement délicat. Je ne veux pas résumer tout ce que je vois de lui depuis le début de saison à ce que j’ai vu jeudi dans un contexte bien précis.”

Le coach attend tout de même une autre prestation ce dimanche.

“Je sais et il le sait aussi, qu’il est capable de bien mieux. Cependant Anthony mérite une période d’observation plus longue.”