Roland Juhasz est toujours là

Entretien, Christophe Franken Publié le - Mis à jour le

Football

On ne l’a pas encore revu sur le terrain (si ce n’est un match amical contre Roulers et une mi-temps avec la Hongrie), mais Roland Juhasz est bel et bien de retour après une blessure au mollet contractée début juin.

On avait parlé de trois semaines d’indisponibilité. Finalement, vous êtes resté absent deux mois. Que s’est-il passé ?

Il y avait toujours du liquide dans mon mollet. Je ne me sentais pas bien. J’ai pensé que ce n’était pas grave au tout début, mais au bout du troisième jour, je ne savais quasiment plus marcher. Maintenant, tout cela est terminé.

Avant cela, on parlait de vous à Mönchengladbach, au Besiktas ou en Ukraine, mais vous êtes toujours à Anderlecht.

Personne ne veut acheter un joueur blessé. Tout cela est arrivé au plus mauvais moment. Je ne sais pas si je serai dans un autre club sans ça, c’est impossible à dire. Ce qui est sûr, c’est ce que je suis toujours à Anderlecht et que je vais y rester. C’est la meilleure solution. Je vais terminer mon contrat de deux ans ici, peut-être resigner pour un an de plus si on me le propose, puis je retournerai en Hongrie.

Vous avez abandonné vos rêves de Pre mier League ?

On ne sait jamais ce qu’il va se passer, mais je pense que ce sera compliqué. J’entame ma huitième saison ici. J’aurai peut-être raté certaines choses dans ma carrière, mais je suis heureux à Anderlecht. Vous savez, tout le monde me chambre sur les Glasgow Rangers. J’étais proche d’un transfert mais finalement, c’est une bonne chose de ne pas être parti. Quand je vois les salaires proposés ici et les magnifiques installations, je me rends compte que ce n’est pas simple de trouver la même chose ailleurs. Je trouve d’ailleurs qu’Anderlecht s’est rapproché des équipes du top . On n’est pas au même niveau, mais l’écart est moins grand. J’ai beaucoup d’amis qui évoluent dans d’autres championnats. Quand ils me disent ce qu’ils gagnent, je suis bien content d’être ici. Et c’est encore pire pour les joueurs sans contrat. Ils sont de plus en plus nombreux et c’est extrêmement difficile de retrouver un employeur sérieux actuellement.

Il y a quand même un peu de nouveauté pour vous avec l’arrivée de John van den Brom. C’était nécessaire de changer d’entraîneur ?

C’est bien d’avoir un peu de nouveauté parfois. Le nouveau coach a mis tout le monde sur un pied d’égalité. Il se moque de savoir qui jouait beaucoup ou pas avant qu’il arrive. Pour un joueur absent longtemps comme moi, il faut se battre pour retrouver une place dans le onze. La concurrence est grande.

Van den Brom parle ouvertement de l’arrivée espérée de Niklas Moisander. N’est-ce pas trop difficile à vivre ?

Comme tous les entraîneurs; John van den Brom a ses propres connexions. Il connaît bien Moisander. Cela ferait de la concurrence en plus, mais je n’ai pas peur.

Vous avez affronté Moisander l’an passé en Europa League. Vous en gardez quel souvenir ?

Je l’ai aussi rencontré avec la Hongrie. La Finlande était dans le même groupe qualificatif.

Est-il vraiment fort ?

La compétition néerlandaise et la compétition belge sont très différentes. Pour moi, c’est plus dur en Belgique.

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