Football

Eric Tomas (PS), bourgmestre d'Anderlecht, réagit à l'annonce du Sporting d'éventuellement se retirer du projet de stade national.

"Cette décision du conseil d’administration du Sporting d’Anderlecht rouvre la possibilité que le club reste dans la commune dans un stade agrandi, comme on en a donné l’autorisation avec la construction d’un troisième anneau qui agrandirait la capacité du stade d'un peu plus de 30.000 places. Le président nous a toujours dit qu’il gardait les deux fers au feu : d’un côté, un investissement à charge du Sporting dans son stade actuel pour le moderniser et l’agrandir; de l’autre côté la possibilité de jouer dans un stade encore plus grand à Grimbergen, moyennant le paiement d’un loyer. D’après ce que je décode, il me semble bien que les conditions fixées pour cette seconde hypothèse ne sont pas raisonnables pour les dépenses du Sporting d’Anderlecht."

"À titre personnel, et je l’ai dit aux dirigeants du Sporting, je ne comprends pas que le propriétaire d’un stade, qui a la possibilité d’augmenter sa capacité et donc le nombre de recettes, puisse devenir locataire d’un stade situé ailleurs, avec des recettes qui sont aléatoires en payant une somme de l’ordre de 10 millions d’euros par an pendant trente ans. Donc cinq années de loyer à Grimbergen correspondent à l’investissement que le club devrait faire pour moderniser son stade tout en restant pleinement propriétaire de ses installations. Mais il faut rester prudent. On sait qu’il y a eu énormément de rebondissements dans ce dossier et avant d’en tirer des conclusions finales il faut voir comment la situation va évoluer dans les jours qui viennent."

Gaëtan Van Goidsenhoven (MR), échevin de l'Urbanisme :

"Nous prenons acte du fait qu’il y a un nouvel élément, visiblement de nature principalement financière et donc ceci confirme que nous avons été sages de garder à l’esprit que les deux options restaient ouvertes, c’est-à-dire le fait que le Sporting d’Anderlecht reste ou quitte la commune. Nous allons voir dans les jours et les semaines qui viennent comment évolue le dossier et voir si c’est une crispation passagère venant du conseil d’administration du Sporting, ou si cela va avoir des réelles conséquences pour la question de l’implantation du RSCA. C’est clairement un rebondissement important mais il faut voir dans les jours qui viennent si cela dénote une intention plus profonde de reconsidérer la question de l’implantation du club."

"Le projet n'est pas à portée d'Anderlecht, ni financièrement, ni structurellement"

"Notre porte est toujours ouverte et une reprise des négociations est donc toujours possible", a déclaré le porte-parole du club David Steegen lors d'une conférence de presse au centre d'entraînement de Neerpede. 

C'est évidemment le prix demandé pour la location, jamais officiellement communiqué mais évalué à dix voire onze millions d'euros annuels, qui pose problème. "Le projet n'est pas à portée d'Anderlecht, ni financièrement, ni structurellement", a précisé David Steegen. "Nous avons le devoir de rester rationnels dans cette affaire. C'est l'avenir du club qui est en jeu et vous pouvez dès lors évaluer l'importance de la décision finale qu'il faudra un jour prendre..."