Football

L'histoire amène parfois d'étranges similitudes. Lors de la 4e journée du championnat 2007-2008, le Standard s'était imposé 0-4 à Roulers. Milan Jovanovic s'était chargé d'un triplé et le Serbe avait pris la tête du classement des buteurs. A quelques menus détails près, le scénario s'est reproduit samedi dans un contexte néanmoins bien différent. Car si le Standard avait commencé par un neuf sur neuf il y a deux ans, il éprouvait le grand besoin de se rassurer après son départ moyen et les quelques tensions qui ont éclaboussé la vie rouche cette dernière semaine.

La mission fut accomplie, avec, en prime, cinq buts toujours bons à prendre, même si l'exclusion (contestée) de Vandenbussche au quart d'heure ne permet pas de tirer de vrais enseignements (même si le Club Bruges...) de ce plantureux et facile succès. "Je suis très heureux, car la paix est de retour au Standard, s'exclame, soulagé, Milan Jovanovic. Mais ce succès a été facilité par les événements, dont ce carton. C'était un bon match, mais je ne peux pas affirmer que le Standard est au top".

Certains doutes étant évacués, notamment dans le chef d'un Jovanovic redevenu le joueur décisif qu'il avait trop peu été jusqu'ici, malgré son but au GB, les Liégeois auront l'occasion de se jauger plus sérieusement contre Charleroi puis à Anderlecht. "Ce système avec deux attaquants reste le meilleur en championnat où les joueurs ne sont pas aussi forts qu'en Europe, persiste Jova. Plus il y a de joueurs proches du but adverse, plus il est facile d'inscrire des buts. L'an passé, j'ai marqué à quatorze reprises (NdlR : 12 en championnat). Si je suis aligné devant, je pense être en mesure de dépasser largement ce score. Mais le titre de meilleur buteur n'est pas un objectif en soi."

Rappelant que "pour moi, la période des transferts est finie", que "les statistiques sont importantes sur une saison, mais pas sur un match, mais c'est mon job de mettre des buts" et que "j'aborde la saison la plus importante de ma carrière, et j'entends donc sortir ma meilleure campagne", le Serbe est revenu sur ce penalty qu'il a pris le soin de tirer à la place de Witsel qui aurait bien voulu exorciser les démons de Saint-Trond :

"Ce fut une discussion amicale. Pas comme l'an passé. Celui qui se sent le mieux le tire et je me sentais très bien. C'était le bon choix."

© La Libre Belgique 2009