Football Le président du Bayern Munich a défendu son modèle économique à deux jours du match au PSG.

Mercredi soir, le PSG va acceuillir le Bayern Munich pour le compte de la deuxième journée de la Champions League. Cette affiche va voir s'affronter, cette année plus que jamais, deux équipes de très haut niveau mais opposées en tout point. Si le Bayern est un club prestigieux, peu dépensier et prudent sur le marché des transferts, le PSG est à peu près tout l'inverse. Cet été, le club parisien a recruté à prix d'or des joueurs tels que Neymar ou Mbappé dans le but de remporter la Ligue des Champions.

Uli Hoeness, qui n'a pas sa langue dans sa poche, a profité de cette opposition pour vanter le modèle économique du Bayern Munich dans le magazine Kicker. "Il va arriver un moment où tous ceux qui dépensent avec fracas autant d'argent ne pourront plus se payer une baguette, parce que le succès sportif ne se programme pas comme se l'imaginent les pourvoyeurs de fonds", martèle l'Allemand. "Une seule équipe peut gagner la Ligue des champions. Les payeurs vont dire: 'Nous avons mis tellement d'argent et nous n'avons rien gagné. Ras-le-bol !' Et là, notre heure viendra."

Pour rappel, Lewandowski, l'attaquant vedette du Bayern, a ouvertement critiqué la politique de transfert du club en demandant aux dirigeants d'acheter des stars, quitte à les payer plusieurs dizaines de millions d'euros, pour rester compétitif. Dans l'histoire du club bavarois, le transfert record est chiffré à 41 millions d'euros (plus 6 millions en comptant les bonus) pour Corentin Tolisso, un milieu de terrain acheté à Lyon cet été.

 "On nous reproche de passer à côté du marché et de préparer notre déclin en refusant d'acheter des joueurs très chers mais on devrait plutôt nous tresser des lauriers, parce que nous réussissons grâce à notre propre travail et avec nos propres forces", ajoute Hoeness, qui avait publiquement fustigé les transferts de Neymar et d'Ousmane Dembélé l'été dernier.

Avec cinq Ligues des Champions à son compteur et une équipe qui reste, malgré tout, dans le top 4 européen, le Bayern reste encore et toujours un sérieux candidat au titre pour la Coupe aux Grandes Oreilles. "Si nous utilisons tout notre potentiel et si les joueurs sont en bonne santé dans la phase décisive, là nous avons des chances. Nous avons aussi une chance de gagner la Ligue des champions cette saison, que ce soit bien clair".