Football

La Commission européenne et la Fédération internationale de football (FIFA) se sont mis d'accord, lors d'une réunion mercredi à Bruxelles, pour que les contrats signés entre un club et un footballeur soient d'une durée minimale de un an et maximale de cinq ans.

«Nous sommes tombés d'accord sur un certain nombre de principes dont celui de la durée minimum et maximum des contrats qui sera respectivement de un an et de cinq ans», a indiqué le commissaire européen chargé de la Concurrence Mario Monti.

Le commissaire italien s'exprimait après sa réunion avec Joseph Blatter, président de la Fédération internationale de football (FIFA), et Lennart Johansson, président de l'Union européenne de football (UEFA), en présence également des commissaires Viviane Reding (sport) et Anna Diamantopoulou (affaires sociales).

Pour le première fois dans ce dossier de la réforme des transferts de footballeurs, la Commission a également évoqué le principe de sanctions sportives en cas de rupture unilatérale de contrat par un club ou un joueur.

AVANT FIN FÉVRIER

«Ces sanctions doivent être proportionnées»

Note un communiqué de la Commission, laquelle considère qu'une suspension (d'un joueur) durant un an serait excessive. L'exécutif européen demande donc à la FIFA et à l'UEFA de «réfléchir à une solution appropriée».

Selon Mario Monti, «il faut trouver un équilibre entre le besoin légitime de stabilité des contrats (...) et la liberté de circulation (des joueurs) qui est un droit fondamental».

Outre la durée des contrats, quatre autres grands principes ont aussi fait l'objet d'un accord. Il s'agit de l'instauration de périodes fixes de transferts, de la création de mécanismes de solidarité (entre petits et grands clubs), de la mise en place de procédures d'arbitrage et du principe des indemnités de formation en cas de transferts de jeunes joueurs.

Aucun détail n'a été donné sur ces différents points, M. Monti se contentant d'expliquer que «concernant les indemnités de formation, celles-ci devront refléter les coûts de formation effectifs et ne pourront constituer des barrières disproportionnées à la liberté de mouvement des jeunes joueurs».

Les autorités du football et les commissaires européens ont également longuement évoqué la protection des jeunes joueurs. Sur ce point, «la création d'un code de conduite» est envisagée.

Mario Monti s'est réjoui du fait qu'un accord final et global sur la réforme des transferts de footballeurs devrait être trouvé «avant la fin du mois de février».

Joseph Blatter a fait montre du même optimisme. Dans une brève déclaration, le président de la FIFA a estimé qu'un accord est «proche» et qu'il sera «tenu compte du maintien de la qualité des compétitions et de la protection des jeunes joueurs».

Vendredi à Bruxelles, une réunion entre experts de la Commission et du monde du football mettra la main aux derniers points qui restent à éclaircir sur cette réforme, afin de mettre en conformité le système des transferts avec la législation européenne comme le demande l'exécutif européen depuis plus de deux ans. (AFP)

© La Libre Belgique 2001