Football

Au soir de la défaite de son équipe au Freethiel, face à un Beveren qui avait aligné -et pas pour la première fois - dix Ivoiriens et un Letton, le président genkois Jos Vaessen a lancé un cri d'alarme: «Le football belge est en danger s'il poursuit dans cette voie: comment les clubs pourront-ils encore motiver les jeunes s'ils ne leur offrent pas la moindre chance de percer, assez tôt, au plus haut niveau?»

Les dix-huit formations ont inscrit 331 goals en quatorze journées.

Si l'on retranche les six autogoals enregistrés jusqu'à présent, le départage entre buteurs étrangers et buteurs belges est moins tranché qu'on pourrait le croire: 171 contre 154, soit 51,66 contre 46,52pc. Les buteurs belges émergent même encore dans dix formations.

La plus «nationaliste» est l'Excelsior Mouscron, qui a entériné sept fois plus de buts de la part des buteurs belges.

Le Cercle Bruges, voire Saint-Trond, La Gantoise et le GBA valorisent également les buteurs nationaux.

Mons, en revanche, n'a inscrit qu'un seul goal «belge». Beveren, évidemment, n'en a applaudi aucun...

Histoire de penalties

Le capitaine du Standard Ivica Dragutinovic est le troisième joueur du club liégeois à avoir manqué la conversion d'un coup de réparation cette saison. Il a en cela imité Kimoto (qui avait pourtant marqué de la sorte à Mouscron, lors du match de clôture de la première journée) et Moreira.

Dans ce genre d'exercice, le Standard ne totalise que 25pc de réussite. Sur un plan général, 19 coups de réparation sur 30 ont été transformés, soit 63,33pc Westerlo a obtenu - et raté, ce week-end, par Janssens - son premier coup de réparation de la saison.

Cinq formations n'ont toujours pas forcé le moindre penalty: Mouscron, Saint-Trond, le GBA, Mons et Heusden-Zolder.

Quatre formations n'ont pas encore été sanctionnées: Anderlecht, La Louvière, Westerlo et le GBA.

© Les Sports 2003