Football

BRUXELLES On ne prête qu'aux riches! Cette formule devenue populaire s'affirme, plus que jamais, comme le laissez-passer indispensable pour pénétrer dans le monde des droits télévisés. Et, justement, parce qu'elle n'est pas (très) riche, la RTBF a vu ses principaux joyaux lui filer entre les doigts.

«Sur l'échiquier international, nous ne représentons rien, avoue Michel Lecomte. Au plus fort de la surenchère qui a pu exister à un certain moment, nous avons donc été condamnés à renoncer à nos plans.»

Mais la direction l'a néanmoins écouté quand se sont profilées les transactions pour acquérir les droits de l' Euro 2004. «Sans avoir, bien évidemment, la garantie que la Belgique serait qualifiée. Nous espérions, sans plus!»

Un espoir mal placé. Du moins en ce qui concerne les Diables Rouges. Car l'événement en lui-même reste porteur et vaut à la RTBF de bénéficier, déjà, de rentrées publicitaires qui épongeront en partie l'investissement réalisé. À ce que nous cro- yons savoir, pour acquérir les droits de cet Euro 2004, la chaîne publique a dû débourser 2,5 millions d'€! C'est à la fois beaucoup et peu.

«Au niveau des droits sportifs, le football reste le sport le plus cher», concède encore très lucidement Michel Lecomte.

On ne demande qu'à le croire. Surtout quand on sait que les droits pour le tournoi de Roland-Garros, pour la RTBF, se montent à 120.000€. Somme dérisoire en regard de celle demandée à Club RTL pour bénéficier des matches des Diables Rouges à domicile: 1,5 million d'€! Même le Tour de France, en regard des chiffres cités dans le monde du football, apparaît com- me misérable. La couverture de la Grande Boucle, pour la RTBF, étant fixée à 350.000 €.

Quant aux Jeux Olympiques d'Athènes, ils vont coûter à la RTBF la bagatelle de 800.000 €.

Autant écrire que l'été sera show pour les téléspectateurs mais surtout coûteux pour la direction ertébéenne...

lors de l'Euro 2004 portugais. (RTBF)

© Les Sports 2004