Football Beaucoup de monde hier à la conférence de presse donnée par la direction montoise et pourtant, d'entrée de jeu, le président Dominique Leone a tenu à recadrer l'événement: «Cette entrevue a été décidée il y a une quinzaine de jours. Elle n'a donc rien à voir avec le licenciement de Brio ni avec sa succession. Nous voulions juste renouer le contact avec la presse pour communiquer de manière plus positive que ce ne fut le cas jusqu'ici.»

C'est que l'image de Mons a été écornée plus d'une fois ces derniers mois suite à des conflits à répétition entre le staff et les journalistes, voire des membres du groupe: «Mons a son identité, et on doit la conserver. Ce qui s'est passé ces derniers temps ne représentait pas notre image.»

L'homme fort du Tondreau en a fini avec le chapitre Sergio Brio, en mettant toutefois encore certaines choses au point: «Le coach transalpin était quelqu'un de hautain, pas très sociable d'un point de vue sportif. Mais je l'ai connu en privé et il était tout à fait différent. S'il a été remercié, ça n'est donc pas pour suivre l'avis des supporters ou de la presse mais bien parce qu'avec le bilan mathématique (5 points sur 24), il était temps de réagir.»

Brisson en plus

Pas question ce jeudi de dévoiler le nom de celui qui reprendra le flambeau: «Parce que nous continuons à consulter et à rencontrer des candidats potentiels. Nous avons vu Jos Daerden lundi, Walter Meeuws mardi et Henri Depireux ce jeudi. Alain Lommers et Geo Vanpyperzeele (NdlR: et deux consultants de luxe, Spaute et Colonval) doivent encore discuter avec Thierry Pister et avec un candidat français.»

Ce dernier n'est autre que François Brisson, qui brilla en tant que joueur dans le nord de la France, à Lens, club qu'il entraîna par la suite tout comme Nîmes. La priorité est toutefois de tomber d'accord avec un des trois premiers cités, qui ont trouvé pas mal de qualités dans le noyau. Jos Daerden tient la corde. Les dernières entrevues auront lieu ce week-end. Après quoi, deux noms seront proposés au président, qui tranchera pour que le nouveau coach soit à l'entraînement lundi.

«Les prérogatives de l'entraîneur ne changeront pas, soulignait à son tour Geo Vanpyperzeele. Il aura encore les pleins pouvoirs pour la sélection ainsi que la qualité et l'ampleur des entraînements. Mais nous voulons instaurer un dialogue bien plus important concernant tous les autres sujets qui concernent le sportif, comme les transferts par exemple.»

© Les Sports 2004