Football

Existe-t-il une meilleure manière de perpétuer le souvenir d’une personnalité sportive éminente que d’instituer un trophée portant son nom ? C’est l’initiative que mûrissait depuis longtemps Alain Ronsse, ami intime et confident de Raymond Goethals, le plus réputé de nos coaches nationaux. Qui est le meilleur entraîneur belge depuis 2005 ?

Depuis hier, dans le courant de l’après-midi, seuls les initiés le savent. Ils le savent parce qu’ils ont composé le jury chargé de le désigner. "Le jury est composé d’anciens coaches de l’équipe nationale, auxquels on a adjoint Dominique D’Onofrio comme consultant et Jacky Mathijssen au titre de président de l’association des entraîneurs du football belge", explique l’initiateur du trophée, approuvé par Guy Goethals, élu président de la commission.

Pour la première année, Frank De Bleeckere incarne la valeur ajoutée du jury : "Nous avons convié le numéro un de nos arbitres pour avoir un regard différent sur les entraîneurs. L’an prochain, Serge Gumienny, qui succédera à Frank De Bleeckere comme numéro un, sera notre invité extérieur."

Le jury a été réuni, hier midi, dans un bon restaurant proche de la basilique de Koekelberg, un choix symbolique. Dans l’ordre d’entrée en scène sont donc apparus Robert Waseige, Dominique D’Onofrio, Jacky Mathijssen, Aimé Anthuenis, Paul Van Himst, Wilfried Van Moer et Frank De Bleeckere.

Il ne manque personne ? Mais si, bien sûr : René Vandereycken ! Comme de coutume, le Limbourgeois s’était récusé. Georges Leekens n’était pas convié non plus : "On a décidé de laisser en paix le coach actuel des Diables Rouges : il a d’autres chats à fouetter. Et puis, à l’inverse des autres, Georges appartient plutôt à la génération suivant celle de Raymond" , précise Alain Ronsse.

Quels sont les critères du choix ? "Les résultats, bien sûr. Mais certains, se rappelant Raymond Goethals, privilégieront-ils peut-être ceux qui se rapprochent le plus de la personnalité qu’incarnait "Raimundo"."

Qui peut remporter ce trophée, original, sympathique et commémoratif ? "Uniquement les entraîneurs de nationalité belge, qu’ils aient travaillé en Belgique ou à l’étranger." C’est l’une des différences avec le titre d’ entraîneur de l’année que décerne la Ligue Pro au mois de mai. Une autre différence ? "Nous divulguerons le nom du lauréat en décembre."