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Dans ce match de la dernière chance, on attendait un sursaut d’orgueil des Diables rouges, qui n’est jamais réellement venu. Evidemment, en face, c’est parmi ce qui se fait de mieux dans le monde. Dans neuf mois, c’est sûr, la "Roja" comptera au rang des favoris d’une Coupe du monde pour laquelle elle a quasiment assuré, hier, son billet.

Une Coupe du monde, c’est également presque fait, que les Belges regarderont devant leur télé. En spectateurs. Comme ils l’ont été face à des Espagnols qui, une fois passé le gag des dimensions du but, n’ont rien laissé au hasard.

Les hommes de Del Bosque ont directement imposé leur griffe, attendant patiemment avant de planter les banderilles. Pour retarder un peu l’échéance, il aura fallu un brillant Jean-François Gillet, à la hauteur de ce cadeau pourtant empoisonné. Déjà auteur d’un remarquable réflexe du pied devant l’attaquant de Valence, le Liégeois s’est permis de détourner un coup de réparation de David Villa, lequel avait poussé Vanden Borre à la faute dans le rectangle.

On se disait que c’était peut-être le soir de chance des Belges, d’autant que Fernando Torres, par deux fois, avait frappé le cadre. Mais la domination ibérique était décidément trop insolente. Si David Villa n’avait pas encore réglé la mire, l’attaquant de Valence a prouvé qu’il pouvait endosser le rôle de pourvoyeur avec une efficacité égale.

Peu avant la pause, c’est lui qui isola David Silva au milieu d’une défense belge encore fragilisée par la sortie de Vertonghen. Cette fois, Gillet ne put rien sur le tir croisé de l’autre joueur de Valence.

Ce but, avant la pause, doucha définitivement les hommes de Vercauteren, qui ne sut trouver ni les mots ni les solutions. Au contraire, les Belges s’effondrèrent complètement en deuxième période, sous les coups de butoir des deux joueurs de Valence, David Silva (qui inscrivit un second but) et David Villa, auteur de deux buts tout en servant Piqué pour l’estocade.

Sans les prouesses de Gillet et la maladresse inattendue de Torres, le score aurait été encore plus lourd.

C’est sûr, au vu de la pâle opposition qu’ils ont montrée hier, les Diables rouges n’ont rien à regretter dans ces éliminatoires