Football Vahid Halilhodzic a encore assuré le show, tout en remettant à sa place la presse japonaise.

Vahid Halilhodzic n’a pas vraiment le même style que Roberto Martinez. Le technicien espagnol tourne toujours ses réponses positivement et cherche à fuir la moindre polémique. Son homologue bosnien est pratiquement son opposé. Affublé d’un traducteur qui l’interrompt toutes les cinq secondes, il n’a pas hésité à provoquer les journalistes japonais, dans son style inimitable. "Au Japon, vous avez banalisé notre qualification pour le Mondial. Ah oui, c’est facile apparemment…"

Pareil lorsqu’il est revenu sur la prestation de son équipe face au Brésil, vendredi dernier. Le Japon avait perdu (1-3, c’était 0-3 après 36 minutes) mais montré de bonnes dispositions, surtout en seconde période. "J’ai lu que nous avions pu jouer car le Brésil l’avait permis. Mais on s’est créé de nombreuses occasions. J’ai regardé dix cassettes du Brésil (sic) et personne n’a eu autant d’opportunités que nous. Même pas l’Argentine ! Mais bon, ce n’était pas suffisant pour vous. Vous savez, il y a de meilleures équipes que le Japon, hein…"

Vahid Halilhodzic n’avait pas perdu son piquant au moment de commenter ses retrouvailles avec la Belgique, qu’il avait affrontée avec l’Algérie lors du Mondial 2014. "Vous possédez l’un des meilleurs effectifs du monde. Pour être une grande équipe, il faut montrer de la solidarité et de la complicité. Cela fait des années qu’on parle de vos grandes qualités, mais vous n’avez encore rien gagné, dit-il, sans sourciller. Sur un match, vous êtes capables de battre n’importe qui… mais aussi de perdre contre n’importe qui. Il y a des joueurs fantastiques, surtout offensivement, qui peuvent être incroyables pendant un quart d’heure mais connaître un gros passage à vide par la suite. J’ai vu qu’il y avait eu une polémique après le match contre le Mexique, peut-être que l’équipe voudra réagir contre nous."