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C’est fait : Herman Van Holsbeeck attaque Marc Coucke en justice. Sa plainte a été introduite devant le Cepani, le Centre belge d’arbitrage et de médiation. La somme à laquelle il estime avoir droit suite à son C4 s’élève à environ 1,8 million d’euros.

Lors de l’émission Studio 1 La Tribune, Coucke a refusé de tacler Van Holsbeeck avec la jambe tendue. "Je regrette d’avoir dû prendre cette décision si vite, disait Coucke. Mais on doit aller de l’avant. Pour redresser la gestion du club, il valait mieux se séparer que de se disputer sur un tas de choses pendant trois mois."

Le nouveau président mauve n’a pas voulu entrer dans les détails au sujet du procès. "Ce n’est plus entre mes mains." En effet, c’est son avocat qui s’en occupe. Van Holsbeeck, lui, compte tout faire pour obtenir gain de cause. Il a engagé deux avocats - et non des moindres - pour l’emporter.

Vu que Van Holsbeeck n’était pas employé à Anderlecht - il y travaillait en tant qu’indépendant via son propre bureau de management, AENA - il n’a pas pu assigner Marc Coucke devant le tribunal du travail.

Le Cepani n’est pas un tribunal en tant que tel. Il aide les parties en conflit dans toutes leurs procédures d’arbitrage et de médiation en garantissant un cadre juridique et administratif approprié. Trois juges/experts devront trouver un compromis : l’un désigné par le clan Van Holsbeeck, l’autre par le clan Coucke, et un troisième qui se veut neutre. D’ici un an, le Cepani devrait avoir pris une décision. À moins que les deux parties ne trouvent un accord préalable. C’est aussi le Cepani qui traite l’affaire Coucke - Perrigo.

Entre-temps, la somme réclamée par Van Holsbeeck est bien plus élevée qu’un million. Elle avoisinerait même 1,8 million. En plus de son salaire de deux ans (il avait un contrat jusqu’en juin 2020), Van Holsbeeck estime avoir droit à une prime pour avoir réalisé un mercato lucratif (beaucoup plus de rentrées que de sorties). Chaque année, il avait un accord similaire avec Roger Vanden Stock.